fête des saints de septembre
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Centre d'aide Paix-Dieu

Fêtes des saintes et saints
du mois de septembre


30 septembre, saint Jérôme, (340-420), prêtre et docteur de l'Église

Par une vie monastique lors d'un exil de Rome, ils accomplit l'oeuvre de sa vie: la traduction officiellement reconnue par l'Église de la Bible en latin: «la Vulgate». «Polémiste de renom, il voit dans cette aptitude à la contreverse le fondement de sa science: « Quiconque est versé dans la connaissance des divines Écritures et trouve dans leurs témoignages des arguments de vérité pourra combattre les adversaires, les réduire en captivité, puis transformer d'anciens ennemis et de misérables prisonniers en enfants de Dieu.»»

- Ephata, édition Le Sarment/Fayard, 1988, volume 3.


29 septembre, saints Michel, Gabriel et Raphaël, Archanges

«Mikaël ou Michel veut dire : « Qui est comme Dieu». L'archange qui porte ce nom est le «chef des anges et le prince des armées du ciel». Il veille sur le peuple de Dieu au moment des luttes (Daniel 10,13). Envoyé pour lutter contre «le Prince de ce monde», le premier des révoltés contre l'amour de Dieu, Mikaël nous apporte un message de paix et d'espérance.

L'archange Gabriel, le «messager de la Bonne Nouvelle» est envoyé pour faire connaître aux hommes les interventions extraordinaires de Dieu dans le monde. Son nom veut dire «force de Dieu». Choisi pour annoncer la naissance de Jean Baptiste à Zacharie, il annonça aussi à Marie le Mystère de l'Incarnation. C'est le messager de Dieu pour Marie et ses paroles sont celles que le Père lui-même adresse à sa petite enfant, à celle qu'Il a choisie pour être la mère du Verbe.

L'archange Raphaël est «l'ange du secours». C'est lui qui guide Tobie à la manière d'un véritable frère et lui apprend à ne pas avoir peur des forces mauvaises. Envoyé pour tourner le coeur des hommes vers Dieu en leur dévoilant toutes les merveilles de son amour, il se présente ainsi: « Je suis Raphaël, l'un des sept anges qui se tiennent toujours prêts à pénétrer auprès de la gloire du Seigneur.» (Tobie)

Si Dieu a créé les anges pour qu'ils le glorifient en l'adorant, Il nous les envoie pour que nous lui rendions gloire nous aussi. Ces archanges «messagers» nous sont donnés par amour. Toute leur action nous dispose à recevoir la lumière et l'amour de Dieu, amour victorieux de tout mal, amour fécond qui réalise dans l'homme ce que l'homme ne peut pas réaliser par lui-même, amour qui est tout proche de l'homme pour le conduire et lui enlever la crainte. Soyons donc plus attentifs à ces instruments dont Dieu se sert pour exercer sur nous sa miséricorde. Demandons-leur de nous aider dans nos luttes; qu'ils nous conduisent comme des frères vers celui qui est l'Envoyé par excellence et qu'ils contemplent déjà dans la gloire.»

- Ephata, édition Le Sarment/Fayard, 1988, volume 3.


27 septembre, saint Vincent de Paul, prêtre (-- +1660)
« Il ne peut pas entendre parler d'une détresse humaine sans qu'aussitôt la douleur et la compassion se peignent sur son visage.» - Abelly

Il fonde plusieurs oeuvres pour soutenir les pauvres; il se met à leur service.

«Vincent de Paul veille à lutter contre toutes les misères physiques et morales de son temps, en commençant par les enfants abandonnés. Toutefois, il est un apôtre d'oraison et de contemplation, tourné vers la pratique pastorale. Au terme de sa vie, il ne dort plus que cinq heures par nuit, mais passe sept heures en oraison quotidienne !

«Il n'y a rien de plus conforme à l'Évangile que d'amasser d'un côté des lumières et des forces pour son âme dans l'oraison, dans la lecture et la solitude, et d'aller ensuite faire part aux hommes de cette nourriture spirituelle.»

Devant la détérioration de la rigueur ecclésiastique, il entreprit la formation des futurs prêtres. Il redonna aux prêtres le sens de leur mission.

- Ephata, édition Le Sarment/Fayard, 1988, volume 3.


26 septembre, saints Côme et Damien, martyrs ( -- +285)

Médecins, ils donnèrent leur vie à soigner gratuitement . Sous la persécution des chrétiens par Dioclétien, ils refusèrent l'idôlatrie. Ils furent soumis à de nombreuses tortures. Mystérieusement protégés du feu, des bêtes et des pierres, ils furent finalement décapités en Syrie vers l'an 285.

«Ils n'ont pas accompli leur métier pour acquérir argent, considération, estime ou plaisirs, mais comme un service fraternel, c'est-à-dire en amis des pauvres et des malheureux. Donnés comme frères aînés aux médecins chrétiens, ils sont là pour les éclairer dans l'exercice de leur lourde responsabilité et les encourager à se donner sans compter au service des malades qui sont leurs frères.

- Ephata, édition Le Sarment/Fayard, 1988, volume 3.


26 septembre, saints Jean de Brébeuf, Isaac Jogues, prêtres, et leurs compagnons René Goupil, Jean de la Lande, Antoine Daniel, Gabriel Lalemant, Charles Garnier, Noël Chabanel, martyrs - [ Patrons secondaire du Canada ]

René Goupil [ 1608-1642] [ Patron des anesthésistes depuis 1951]:
« Donné de la Compagnie de Jésus », il était chirurgien de métier, il était estimé pour sa grande charité et sont entregent. Les iroquois le fait prisonnier en même temps que le père Jogues. Il est abattu d'un coup de hache alors qu'il faisait une croix sur le front d'un jeune indien.

Isaac Jogues [ 1607-1646 ] :
Il était doué pour communiquer avec les indiens. Il était admiré et apprécié. Il est arrêté une première fois avec saint René Goupil, il fut torturé puis adopté par une famille indienne. Il s'évada et, après un court séjour en France, il revient au pays et est envoyé comme ambassadeur en Iroquoisie. Il est mis à mort à Auriesville.

Jean de la Lande [ +1646 ] :
« Donné » de la Compagnie de Jésus, il accompagne le Père Jogues dans son ambassade en Iroquoisie. Il vit mourir son compagnon , subit la torture à son tour et meurt d'un coup de tomahawk.

Antoine Daniel [ 1601-1648 ] :
Fort d'une expérience de 14 ans en Huronie, il était exceptionnellement doué pour évangéliser les jeunes. À peine terminée la célébration de l'Eucharistie, son village est attaqué et il est abattu devant la chapelle.

Jean de Brébeuf [ 1593-1649] :
Les Hurons l'appelait Echon. Il était le leader des apôtres de la Huronie. D'une prestigieuse stature et rayonnant d'une vie intérieure intense, il suscitait le respect et l'admiration. Depuis longtemps, il vivait mystiquement la passion douloureuse de la nation huronne.

Son martyre fut des plus cruels; il fut charcuté et brûlé à petits feux, avant de rendre l'âme.

Gabriel Lalemant [ 1610-1649]
Il était doué d'une grande force intérieure. Il était récemment arrivé en Huronie, qu'il est fait prisonnier avec le Père de Brébeuf et reçut le même martyre. Le martyre des deux commença en même temps, mais le sien ne se termina que le lendemain de la mort du Père de Brébeuf.

Charles Garnier [ 1610-1649]
Doué d'un charisme pour l'entregent et l'amabilité, il fut abattu alors qu'il assistait un Indien mourant.

Noël Chabanel [ 1613-1649] :
Malgré sa répugnance naturelle pour la vie amérindienne, il fit le voeu de rester missionnaire auprès des Amérindiens. Alors qu'il accompagnait les Pétunieux en fuite devant les Iroquois, il fut tué par un Huron apostat.

- Almanach Populaire Catholique 2002, Revue Sainte-Anne, ISBN - 2 - 89238 - 316 - 1


25 septembre, saint Nicolas de Flue (1417-1487)--
patron principal de la Confédération helvétique

Après vingt ans de mariage durant lesquels il s'est montré attentif à la prière , à l'éducation de ses dix enfants et aux besoins de sa cité, obtenant le consentement de son épouse, il se retire dans la montagne. Il mène une vie d'ascèse tout en recevant les gens qui viennent à lui. Il est finalement prié de se rapprocher des habitants dans un ermitage de la vallée à Rauft.

Sa grande charité et sa grande sagesse lui valent d'être surnommé «Frère Nicolas» et lui ont permis de faire cesser, le 22 décembre 1481, à l'assemblée de Stanzi, les dissensions qui opposaient les cantons suisses entre eux. Auteur d'un convenant, la Confédération helvétique connaît une seconde naissance.

Saint Nicolas ne s'est pas retiré du monde pour fuir ses responsabilités, mais pour faire la volonté du Père. Par sa prière constante et joyeuse, il avait reçu de Dieu ce don de sla sagesse qu'il considérait comme «le plus aimable des biens, car elle fait tout entreprendre pour le mieux.»

Il adressait à Dieu cette prière: «Enlève-moi tout ce qui m'éloigne de toi; donne -moi ce qui me rapporche de toi; prends-moi à moi et donne-moi tout à toi.»

À l'école de Saint Nicolas de Flue, efforçons-nous de suivre cette voie d'abandon et de pauvreté évangélique.

- Ephata, édition Le Sarment/Fayard, 1988, volume 3.


24 septembre, saint Pacifique de San Severino ( 1653-1721 )

Sa tendre enfance fut difficile puisqu'il devint orphelin dès l'âge de six ans et son oncle et tuteur le traita durement.

Il entre chez les Franciscains à l'âge de 17 ans et il était pressenti à devenir un grand missionnaire populaire. Mais, à l'âge de 25 ans, il devient aveugle et muet. Par grâces, il développa des dons extraordinaires pour lire les consciences et vivre de fréquents ravissements.

Il annonce à l'évêque qu'il mourrait dans quelques jours et que lui-même mourrait quelques jours plus tard. Sa prophétie se réalisa.

- Almanach Populaire Catholique 2002, Revue Sainte-Anne, ISBN - 2 - 89238 - 316 - 1


21 septembre, saint Matthieu, apôtre et évangéliste
[ patron des comptables et des bouquinistes ]

[Patron de notre Communauté chrétienne sur la Colline parlementaire - Le Centre d'aide Paix-Dieu]

Matthieu était un publicain, collecteur d'impôts. Alors qu'il était assis au bureau de la douane, Jésus l'interpelle: «suis-moi !» Matthieu a répondu avec promptitude à cet appel.

«L'Évangile de Matthieu veut nous annoncer la Bonne Nouvelle du Royaume des Cieux, et veut inviter l'homme à prendre Jésus pour Roi et Maître: un Maître qui est venu révéler aux petits les secrets de son Royaume, mais qui parle avec autorité et agit avec puissance; un Maître qui n'hésite pas à corriger les erreurs et à se faire des ennemis à cause de la vérité; un Maître qui entraîne ses disciples à conquérir son Royaume et à témoigner de lui devant les hommes; un Maître enfin qui ouvre toutes grandes les portes de son Royaume en s'offant lui-même.

Propageant la Bonne Nouvelle jusqu'en Éthiopie, Matthieu a lui-même vécu avec ardeur de ce dont il a témoigné. Il resta fidèle jusqu'au martyre. Sous le souffle de l'Esprit-Saint, il transmit son Évangile, en y racontant la vie de son maître dont il avait été le témoin occulaire. Que saint Matthieu nous aide à recevoir en profondeur son Évangile. Demandons la grâce de laisser Jésus régner de plus en plus profondément dans notre coeur.

- Ephata, édition Le Sarment/Fayard, 1988, volume 3.

« Matthieu a écrit un Évangile pour les Judéo-chrétiens; il met en évidence le lien entre l'ancienne et la nouvelle Alliance. Sint Matthieu a d'abord rédigé son Évangile dans la langue courante de son pays, l'araméen. Plus tard, vers 80, son texte donnera naissance à une version grecque, celle qui nous est parvenue. »

- Almanach Populaire Catholique 2002, Revue Sainte-Anne, ISBN - 2 - 89238 - 316 - 1


20 septembre, saints André Kim, Paul Chong et leurs compagnons (+1801 et +1832)

Ils sont reconnus comme étant les chefs de file de l'Église coréenne de la fin du 19e Siècle. Ils sont 104 à avoir été canonisés par Jean-Paul II le 21 septembre 1984, en Corée.

Figurent parmi le groupe, des évêques : saint Laurent Imbert et saint Simon Berneux, des missionnaires, comme saint Louis Beaulieu et saint Just de Bretenières. Les Coréens forment la majorité du groupe.

Saint André Kim est le premier prêtre coréen.

Saint Paul Chong est considéré comme étant le grand apôtre de la Corée. C'est sous son insistance que la venue des prêtres s'est réalisée. Cette toute jeune Église crée par le zèle des laïcs désirait ardemment recevoir les Sacrements et devenir une Église organisée et débordante.

- Almanach Populaire Catholique 2002, Revue Sainte-Anne, ISBN - 2 - 89238 - 316 - 1


19 septembre, saint Janvier, évêque et martyr (décapité en 305)

Il proclame avec audace sa foi en Jésus-Christ et suscite dans le coeur de ses fidèles un amour de plus en plus profond pour le Christ.

«Surpris alors qu'il rend visite à des chrétiens prisonniers, il est arrêté et conduit au tribunal. Le juge le condamne à être brûlé mais le supplice du feu n'a aucun effet sur lui. On décide alors de le livrer aux bêtes, mais il est encore épargné. Accompagné de quelques diacres, saint Janvier meurt finalement décapité en 305.»

- Ephata, édition Le Sarment/Fayard, 1988, volume 3.


18 septembre, saint Joseph de Cupertino (1603-1663)

Né à Cupertino, Joseph Désa était cordonnier de formation. À 17 ans, il voulu entrer chez le Conventuels comme illettré, mais il fut admis chez les Capucins. Considérant ses extases continuelles, il ne pouvait conserver un emploi et il fut condédié par les Capucins. Les Conventuels de Grottella le reprirent. Il impressionna pas sa pénitence, son humilité, sa docilité et sa science infuse ce qui le conduisit au sacerdoce sans examen. C'est un cas unique dans l'histoire des saints. Il était constamment en lévitation et en extase. Parmi les nombreux témoins de ce phénomène, se retrouvent l'ambassadeur d'Espagne et le cardinal Lambertini, qui devint le pape Benoit XIV. Le pape Urbain le fit venir; il entra en lévitation en sa présence. « S'il meurt de mon vivant, je serai un témoin à son procès de canonisation.»

- Almanach Populaire Catholique 2002, Revue Sainte-Anne, ISBN - 2 - 89238 - 316 - 1


17 septembre, Journée internationale de la Paix

- Almanach Populaire Catholique 2002, Revue Sainte-Anne, ISBN - 2 - 89238 - 316 - 1


17 septembre, saint Robert Bellarmin, prêtre et docteur de l'Église (1542-1621)
[Patron des catéchètes]

Il est né à Montepulciano. Il entre chez les Jésuites à 17 ans et fait de brillantes études accélérées. Il est envoyé dans les Flandres où il exerça son ministère pendant sept ans.

Il est rappelé à Rome et il suggère la révision de la traduction de la Bible dite Vulgate. Ce qui fut entrepris en 1592. En 1598 il devint cardinal et fut élu archevêque de Capoue en 1602, poste duquel il démissionna un an après.

Le Cardinal Bellarmin était réputé pour ses prédications et son zèle à témoigner de l'Évangile.

Il a également travaillé à Rome pour la Réforme de l'Église, au lendemain du Concile de Trente.

Il est l'auteur des «Contreverses», somme d'arguments pour répondre aux nombreuses questions soulevées dans un contexte de contestation de la foi catholique.

- Almanach Populaire Catholique 2002, Revue Sainte-Anne, ISBN - 2 - 89238 - 316 - 1


16 septembre, saints Corneille (mort en exil 253), pape,
et Cyprien (décapité en 258), évêque, martyrs.

Cyprien est le patron principal de l'Afrique. Sa famille était païenne.

«Prions l'un pour l'autre , et si Dieu fait à l'un de nous la grâce de mourir bientôt et de précéder l'autre, que notre amitié continue près du Seigneur.»
(Lettre adressée par Cyprien à Corneille lorsqu'il apprit la condamnation de Corneille).

C'est cette fraternelle amitié dans le Seigneur qui leur vaut d'être célébrés ensemble.

«Leur mort fut un ultime témoignage de leur don si radical au Christ. Que leur exemple soit pour nous source d'un véritable renouveau dans la prière et la charité fraternelle. Sachons reconnaître tous les liens d'amitié que Dieu nous donne. Et par eux, puisons la force d'aimer tous nos frères dans la lumière et la vérité.

- Ephata, édition Le Sarment/Fayard, 1988, volume 3.


15 septembre, Notre-Dame des Douleurs

«Marie se tient debout au pied de la croix, recueillant au nom de chacun de ses enfants l'amour répandu dans le sang de son Fils, et laissant le glaive pénétrer son propre coeur.

Martyre d'amour plus que tout autre martyre, Marie se laisse totalement consumer par l'offrande de son Fils. Il s'agit bien, dans ces douleurs, d'une plénitude de souffrance humaine que la mère de Dieu a accepté d'endurer.

(...) Au plus profond de cette souffrance, toute la personne de Marie est tendue vers l'attente de la Résurrection, et renouvelle l'offrande de son Fiat de l'Annonciation.

C'est dans cette pauvreté que Marie reçoit Jean, et toute l'Église; c'est à cette offrande totale que l'Église nous invite aujourd'hui pour «achever en notre chair ce qui manque aux souffrances du Christ».

- Ephata, édition Le Sarment/Fayard, 1988, volume 3.


14 septembre, la Croix Glorieuse

«Jésus, «par ta Croix tu as détruit la mort, tu as ouvertau larron le paradis, tu as séché les larmes des saintes femmes, tu as envoyé tes apôtres prêcher que tu es ressuscité, Christ-Dieu, en donnant au monde ta grande miséricorde.»»

- Ephata, édition Le Sarment/Fayard, 1988, volume 3.


13 septembre, saint Jean Chrysostome, évêque et docteur de l'Église (349-407)

«Gloire à Dieu en toutes choses» C'est sur ces dernières paroles que s'est éteint Jean Chrysostome.

Il demeure pour nous une source d'inspiration pour que nous sachions ne pas donner à la gloire humaine une place qui nous fasse oublier la gloire qui vient d'en haut. L'exemple de sa vie nous exhorte aussi à nous mettre au service de la justice divine.

Né à Antioche. Sa vocation de diacre se manifeste dans la prédication. C'est ce verbe qui lui a valu le nom de Chrysostome. Sa vertu de la patience dans l'épreuve, son éloquence extraordinaire et sa force dans la recherche de la vérité lui permettent de «flageler de ses paroles» les puissants et de plaider avec zèle la cause des pauvres. Il meurt sur le chemin de l'exil le 13 septembre 407.

Son oeuvre: Deux séries d'homélies sur l'Ancien et le Nouveau Testament, une centaine de Sermons dogmatiques ou moraux, deux traités apologétiques et de nombreuses lettres. Il insista beaucoup sur des antagonismes entre la liberté humaine et la grâce chrétienne.

- Ephata, édition Le Sarment/Fayard, 1988, volume 3.


12 septembre, sainte Catherine de Gênes (1447-1510)

À 16 ans, Catherine Fiesci épouse Jules Adorno. Malheureuse dans cette union , elle se sentait délaissée par son mari. Elle prit le parti de profiter pleinement de la vie mondaine jusqu'au jour où elle décida de faire une conversion générale de sa vie. Ce fut une véritable conversion. Son mari pendant ce temps fit faillite et se convertit lui aussi et devint tertiaire franciscain.

Les deux époux ouvrirent un hôpital pour les pauvres.

Après la mort de son mari, Catherine bénéficie de nombreuses grâces mystiques.

Elle a rédigé le «Traité du Purgatoire»; l'âme amoureuse plonge lucidement dans la souffrance pour se purifier.

- Almanach Populaire Catholique 2002, Revue Sainte-Anne, ISBN - 2 - 89238 - 316 - 1


11 septembre, saint Gabriel Perboyre, (1802-1840)

Né en France, il entra chez les Lazaristes, en 1818. Après son ordination sacerdotale, il enseigna la théologie pendant dix ans.

En 1836, il arriva finalement à la mission de Honan, en Chine, après un périlleux et très long voyage à pied. Il évangélisa la région pendant huit ans, avant d'être arrêté. Il fut torturé cruellement et dut subir une vingtaine d'interrogatoires de la part des Mandarins.

Homme d'oraison, rien ne pouvait troubler sa sérénité et sa confiance en Dieu.

Il est mort étranglé sur une croix.

- Almanach Populaire Catholique 2002, Revue Sainte-Anne, ISBN - 2 - 89238 - 316 - 1


10 septembre, saint Ambroise Barlow ( 1585-1641)

Élevé dans le protestantisme, il se convertit au catholicisme. En 1615, il fait sa profesion monastique chez les Bénédictains de Saint-Grégoire de Douai, l'actuel Downside. Il demanda une mutation à l'abbaye espagnole de Celanova.

Envoyé en mission en Angleterre, il y travailla pendant vingt ans.

Grand ami des pauvres, il les accueillait souvent à sa table. Il fut emprisonné à quatre reprises et relâché. La cinquième fois il fut exécuté à Landcaster.

- Almanach Populaire Catholique 2002, Revue Sainte-Anne, ISBN - 2 - 89238 - 316 - 1


8 septembre, Nativité de la Sainte Vierge Marie

«Ta naissance, Ô mère de Dieu, a annoncé la joie à tout l'univers, car de toi s'est levé le Soleil de Justice, le Christ notre Dieu qui, en enlevant la malédiction, en anéantissant la mort, nous a donné la vie éternelle.»

«Accueillir la nativité de Marie, c'est accueillir le don que Dieu nous fait de son fils. (...) Il est bien des manières de prendre : comme un voleur ou comme celui qui accepte d'être aimé et qui, enrecevant ce don d'amour, ouvre son coeur et aime à son tour. Alors il devient un frère dans la famille des enfants de Dieu.

Il faut donc que Joseph accueille Marie, qu'il accueille ce don de Dieu. À Npël nous chantons selon Isaïe: Un enfant nous est né, un fils nous a été donné. Éternelle est sa puissance. Il est aussi pour nous, il faut que nous l'accueillions nous aussi. Voilà le sens de l'annonciation à Joseph. (...) En accueillant Marie, il accueillait le don de Dieu en Marie. En accueillant la Vierge, il accueillait la demeure de Dieu parmi les hommes, le Christ lui-même. »

- Jean-Marie, Cardinal Lustiger

- Ephata, édition Le Sarment/Fayard, 1988, volume 3.


« La grande joie que nous ressentons, comme croyants, à l'occasion de la fête de la Mère de Dieu qui se célèbre aujourd'hui comporte également pour nous une haute exigence : nous devrions nous réjouir par principe quand un enfant se forme dans le sein d'une mère et quand il naît à la lumière du monde. Même quand, parfois, le nouveau-né apporte des difficultés, des renoncements, des sacrifices et des charges, il doit toujours être accueilli et se sentir protégé par l'amour de ses parents. » Jean-Paul II, 8 septembre 1985.
[La fête de la Nativité de la Vierge Marie est transférée au lundi, selon les Normes Ubiverselles de la Congréagation pour le Culte Dievin, 22 wavril 1991]

- Almanach Populaire Catholique 2002, Revue Sainte-Anne, ISBN - 2 - 89238 - 316 - 1


8 septembre, Journée Internationale de l'Alphabétisation.

- Almanach Populaire Catholique 2002, Revue Sainte-Anne, ISBN - 2 - 89238 - 316 - 1


7 septembre, bienheureux Jean-Baptiste Mazzuconi (1825-1855)

Il fut un des premiers missionnaires de l'Institut de Milan, envoyé en Océanie. À peine arrivé dans l'Île de Woodlark, il est retourné en Australie pour retrouver sa santé.

Il revient par la suite à son poste de mission, mais les autres missionnaires avaient quittés l'ïle en raison de l'hostilité des autochtones. À sa descente au débarcadaire, il est accueilli d'un coup de hache mortel par un indigène.

Il avait écrit à sa soeur:

« La vie et la mort ne sont que des expressions momentanées de l'amour immuable et éternel. »

- Almanach Populaire Catholique 2002, Revue Sainte-Anne, ISBN - 2 - 89238 - 316 - 1


6 septembre, bienheureux Michel Czartoryski, o.p., (1899-1944)

Né d'une famille de l'aristocratie polonaise, il devint architecte et entra par la suite chez les Dominicains pour devenir prêtre en 1931. Il forma les novices et prêcha des retraites. Sa santé était fragile.

Le 1er août 1944, les Polonais se soulèvent contre les Allemands. Le Père Michel est arrêté. Il décida de rester avec les blessés dans un hôpital de fortune dans une cave. Alors que le Père Michel récitait le chapelet avec les blessés, les Nazis envahirent l'hôpital et l'exécutèrent avec tous les blessés.

- Almanach Populaire Catholique 2002, Revue Sainte-Anne, ISBN - 2 - 89238 - 316 - 1


5 septembre, saint Laurent Justinien, évêque, ( 1381-1456)

Noble vénitien, il entra chez les Chanoines Réguliers de Saint-Georges à l'âge de 19 ans. Il devint Général de l'Ordre et le réforma. C'est Eugène IV qui l'obligea à accepter la charge de l'évêché de Grado qui fut transféré par la suite à Venise avec le titre de patriarcat en 1451.

Il est un modèle pour les évêques en raison de son zèle envers les pauvres et pour sa vie privée tournée entièrement vers la prière et la pénitence.

Il a rédigé de nombreux ouvrages sublimes et simples sur la contemplation.

- Almanach Populaire Catholique 2002, Revue Sainte-Anne, ISBN - 2 - 89238 - 316 - 1


4 septembre, bienheureuse Dina Bélanger ( 1897-1929)

Elle est un modèle pour les musiciens et considérée comme une messagère de l'Amour pour le monde d'aujourd'hui.

Dina est née à Québec le 30 avril 1897. Elle a connu les plus hauts degrés de la vie mystique. Dès l'âge de 14 ans, elle se consacre au Seigneur. Elle poursuit ses études musicales à New-York et, de retour à Québec, elle donnera des concerts pour les oeuvres de charité. En 1921 elle entre dans la communauté des Religieuses de Jésus-Marie (Sillery) et deviendra Sr Marie Sainte-Cécile-de-Rome. Elle y enseignera la musique.

Elle est décédée le 4 septembre 1929 et est béatifiée par le pape Jean-Paul II le 20 mars 1993.

- Prions en Église, Novalis,


Fille unique d'Octave Bélanger, comptable de Québec, elle vécut son enfance dans la paroisse Notre-Dame-de-Jacques-Cartier. Elle fit ses études primaires et secondaires aux couvents Saint-Roch, Jacques-Cartier et Bellevue (Congrégation Notre-Dame)

Elle perçu son premier appel vers l'âge de onze ans, un Jeudi Saint. Elle répondit alors: « je serai sainte, Ô Jésus. » Elle étudia la musique jusqu'en 1914. Après avoir complété sa formation musicale au Conservatoire de New-York pendant deux ans, elle revint à Québec pour amorcer ce qui s'annonçait une brillante carrière de concertiste.

Alors qu'elle se sentait attirée par la vie religieuse mais qu'elle était en recherche de son élection, Jésus lui dit dans un colloque intérieur: « Je te veux à Jésus-Marie ».

Elle entra au Couvent Jésus-Marie de Sillery, le 15 août 1921 et fit sa profession religieuse le 15 août 1923 sous le nom de Marie de Sainte-Cécile de Rome.

Elle y enseigna la musique et mourut après neuf ans de vie religieuse.

Elle était reconnue pour sa profonde mystique avec Jésus. On lui a demandé de rédiger ses entretiens avec Jésus, dont voici quelques extraits:

« Je t'aime d'un amour de prédilection; ma petite épouse, tu es privilégiée... laisse-moi faire, laisse faire l'amour. ».

« Je me sers de ta main pour redire aux âmes que je les aime d'un amour qu'elles ne comprennent pas, pour mendier leur amour, pour soulager un peu la soif de mon coeur. ».

« Je veux parler de l'amour excessif dont mon Coeur est embrasé: je veux me plaindre d'être oublié, refusé. Je veux demander de l'amour comme un pauvre supplie pour obtenir un morceau de pain.»

« je trouve un plaisir immense à transformer une âme en Moi-Même, à la déifier, à l'absorber toute entière en la divinité. »

- Almanach Populaire Catholique 2002, Revue Sainte-Anne, ISBN - 2 - 89238 - 316 - 1


3 septembre, saint Grégoire Le Grand, Pape et docteur de l'Église (540 ... +604)

Étant un homme de la société qui attirait la confiance de ses concitoyens, il décide, après de fortes luttes, de renoncer aux grandeurs terrestres. Il fonde alors 6 monastères bénédictains et mène lui-même une vie monastique. Élu pape en 590, il accomplit une oeuvre considérable. Il correspond beaucoup avec les nations qu'elles soient jeunes et converties ou païennes ou barbares. Il commente beaucoup les Écritures et écrit les dialogues sur la vie des saints. Il soutient les missionnaires notamment par sa vision : « On ne peut, de ces coeurs farouches, éliminer tout le passé à la fois; ce n'est pas par bonds que l'on gravit une montagne, mais d'un pas lent et régulier.»

« Voyant la misère des hommes de son temps et les injustices, saint Grégoire le Grand entreprend d'évangélier toutes les nations, qu'elles soient barbares ou dites "civilisées". Abandonnant la gloire du monde, il se donne entièrement aux autres, créant l'unité autour de lui. Devenons à son exemple les serviteurs de nos frères pour rétablir cette égalité entre les hommes qui fait de nous des enfants de Dieu.»

-Ephata, édition Le Sarment/Fayard, 1988, volume 3.
 


2 septembre, bienheureux Appolinaire Morel, Capucin, (1739-1792)

Au début de septembre 1792 pendant la Révolution française, de nombreux évêques et prêtres ont été massacrés au couvent de Carmes parce qu'ils ne voulaient pas prêter serment à la Constitution civile du clergé. Parmi les 191 béatifiés, nous faisons connaissance avec André Grasset de Montréal et Appolinaire Morel.

Appolinaire a publié « Le Séducteur démasqué » qui opine, point par point, les aberrations de devenir prêtre jureur.

- Almanach Populaire Catholique 2002, Revue Sainte-Anne, ISBN - 2 - 89238 - 316 - 1