31 août, Vierge Marie Médiatrice (en Belgique)
Marie est un modèle d'abandon à la compassion de Jésus et à l'amour du Père pour celles et ceux qui espèrent en l'intercession universelle.
C'est depuis la fin de la Première Guerre mondiale que le pouvoir d'intercession universel de Marie fait l'objet d'un office propre approuvé par l'Église .
«Mère de Dieu à Nazareth, mère de Jean à la Croix, mère de l'Église dans la gloire: le coeur de Marie est un coeur maternel qui n'a cessé de se creuser en épuisant, à chaque instant, toute sa capacité d'amour. Marie n'a cessé d'intercéder pour que son peuple reçoive la plénitude de lumière et de vie, et pour que soit consommée l'Alliance nouvelle entre toute âme de bonne volonté et le Père. C'est ce que nous révèle l'intervention de Marie auprès de Jésus aux Noces de Cana. La demande d'une enfant, d'une épouse et d'une mère ne peut être que toute-puissante auprès de celui qui n'est que don.
-Ephata, édition Le Sarment/Fayard, 1988, volume 3.
29 août, Martyre de Saint Jean Baptiste
Saint Jean Baptiste est un modèle pour celles et ceux qui manifestent dans leurs actions et dans leur vie la Vérité selon la Parole et l'Esprit de Dieu.
Préférant sauver son prochain que sa propre vie temporelle et rendre gloire à Dieu plutôt qu'aux grands de ce monde, il interpelle directement et sans ambiguïté Hérode quant à sa conduite incestueuse. Il est emprisonné en l'an 29 et décapité par ordre d'Hérode à la suite du piège du charme charnel.
C'est pour avoir manifesté la vérité que le dernier des ouvriers de la vigne de l'ancienne Alliance fut tué, et c'est pour ce même motif que le Fils de Dieu fut crucifié. Pour nous, qui venons après le Saiuveur, c'est à la manière de celui qui l'a précédé pour annoncer sa venue que nous devons attendre le retour du Christ.
-Ephata, édition Le Sarment/Fayard, 1988, volume 3.
28 août, Saint Augustin, évêque et docteur de l'Église (354-430)
Saint Augustin est un modèle pour celles et ceux qui cherchent la vérité.
Augustin est né en Numédie (Algérie actuelle) d'un père alors païen et d'une mère profondément chrétienne (Monique). À partir de l'âge de seize ans, il se plaît dans une vie relâchée, facile et superficielle. Il poursuit ensuite des études philosophiques et, de sa relation en concubinage, il lui nait un fils.
Il part à la recherche de la vérité dans les différents courants de son époque. Il se laisse séduire par le manichéisme, qu'il délaisse après avoir été déçu par ses élèves. Il se rend ensuite à Rome et à Milan, la plus célèbre école de rhétorique où il se met à l'école de l'évêque Ambroise (Saint). Il se laisse séduire par une voix intérieure : «Prends et lis !» Alors il ouvre la Bible et lit les conseils de l'apôtre Paul :
« Ne vivez pas dans la bonne chair ni dans la débauche et l'impureté; mais revêtez-vous du Christ et renoncez aux désirs de la chair !».
Le combat spirituel s'engage pendant plusieurs mois et conduit au baptême de Augustin par l'évêque Ambroise en 387. Il devient ensuite prêtre et évêque pendant trente-quatre ans, où il combattra les hérésies et le manichéisme. «Pour Augustin, Dieu seul "est la source de la vraie Sagesse et l'auteur de l'éternel amour".
Il meurt à soixante-seize ans.
«Après avoir mené une jeunesse désordonnée, saint Augustin découvre que les biens temporels sont peu de choses face à la vérité qui vient de Dieu. Aussi change-t-il radicalement de vie pour découvrir dans la foi, l'espérance, l'amour et la charité celui qui nous donne une joie plus grande que les plaisirs terrestres. Il vit ainsi sa devise: " Aime profondément les choses de l'esprit."
Soyons nous aussi moins préoccupés par tout ce qui encombre notre vie de la terre, pour ne voir que la voie de la sagesse qui est Dieu.»
-Ephata, édition Le Sarment/Fayard, 1988, volume 3.
27 août, Sainte Monique, mère de Saint Augustin (331-387)
Sainte Monique est un modèle de persévérance dans la prière.
1- Mariée à un païen, lequel avait un tempérament irrascible et brutal, Monique prie incessament pour la conversion de son mari. Après plusieurs années, il se converti et se fait baptiser un an avant sa mort.
2- Un de ses quatre enfants, Augustin, se détourne de la foi de son enfance et se laisse bercer d'expérience en expérience, confronte les diverses écoles de philosophie et de pensée, préfère également vivre selon l'esprit de la chair. Après 21 ans de prières constantes et ferventes, il se converti et se fait baptiser.
Dans la joie de cette conversion, Monique et Augustin s'en retourne en Afrique, le pays natal de Monique, où elle meurt quelques temps après.
« Sainte Monique nous montre que la patience et la confiance en Dieu permettent très souvent de toucher les coeurs les plus réticents. Demandons-lui de nous donner cette confiance pour conduire tous nos ceux et celles qui nous sont proches sur le chemin du Père.»
-Ephata, édition Le Sarment/Fayard, 1988, volume 3.
25 août, Saint Louis de France (Louis IX) (1214-1270)
Il devient roi à douze ans. Membre du tiers ordre de saint François , il prie régulièrement ses offices et participe chaque jour à une ou deux messes. Il réplique à ses détracteurs de la cour qu'il préfère donner son temps à Dieu que de le perdre à la chasse ou aux jeux.
Judicieux dans ses choix et dans ses conseils, Louis a cette perspicacité qui fait comprendre le fond des personnes au-delà de la valeur des actions. Imprégné de l'amour évangélique, il condamne la pratique très courante du duel judiciaire.
Il aime recevoir les mendiants chez lui pour les servir à sa table. Pour lui, "se ruiner en aumône vaut mieux que de se ruiner en faste et vaine gloire". Avec son épouse bien-aimée Marguerite, il éleva chrétiennement ses onze enfants.
Il meurt de la peste en 1270.
-Ephata, édition Le Sarment/Fayard, 1988, volume 3.
24 août, Saint Barthélemy, apôtre
L'Évangile de saint Jean donne à saint Barthélemy le nom de Nathanaël qui signifie «donné à Dieu». Né à Cana, il fut amené à Jésus par son ami Philippe qui le lui avait présenté comme le fils de Joseph de Nazareth en Gallilée, et comme le Messie annoncé par la Loi et les prophètes, Nathanaël, qui connaissait bien les Écritures, attendait le Messie et savait bien que celui-ci devait naître à Bethléem de Judée et pas ailleurs. C'est pourquoi une vive réaction à la parole de son ami jaillit spontanément de son coeur :
« De Nazareth peut-il sortir quelque chose de bon ? »
Très surpris de voir que Jésus , qu'il n'avait jamais vu, connaissait déjà son for intérieur, il le reconnaît comme le Maître, le Fils de Dieu et le roi d'Israël qu'il attendait. Dès lors il suivit Jésus et demeura auprès de lui comme apôtre pendant ses trois années de vie publique.
Choisi pour répandre par toute la terre la Bonne Nouvelle du Royaume, il a probablement évangélisé l'Arménie et l'Arabie.
Il est possible qu'il soit mort martyr.
-Ephata, édition Le Sarment/Fayard, 1988, volume 3.
23 août, Sainte Rose de Lima, vierge (1586-1617)
Née à Lima (Pérou) en 1586, Isabelle est si mignonne qu'on la surnomme « Rose ». Dès l'âge de cinq ans elle projette de consacrer toute sa vie à Jésus. À l'adolescence, elle consolide son dessein de tout quitter pour s'attacher à Dieu seul.
Devenue membre du tiers ordre de saint Dominique à l'âge de vingt ans, elle se retire au fond du jardin de ses parents dans un petit réduit très modeste. Jusqu'à sa mort en 1617, c'est ce lieu qui lui servira de cellule pour prier et faire pénitence.
Mais cette vie retirée ne la rend pas indifférente aux besoins des Indiens qui l'entourent. Bien au contraire, conformément à l'esprit dominicain, sa contemplation rayonne sur eux par un apostolat de lumière et d'amour. Elle est souvent traitée d'originale, et même de folle, par ceux qu'elle côtoie, mais ces jugements blessants ne changent en rien son attitude.
Jésus, pour maifester son amour à tous, s'est donné jusqu'au bout, en livrant sa propre vie. Sainte Rose veut répondre pleinement à cet amour. Elle choisit une vie retirée pour se laisser attirer par le Sauveur, pour porter les personnes dans sa prière et pour leur venir en aide d'une manière plus divine.
-Ephata, édition Le Sarment/Fayard, 1988, volume 3.#
22 août, Vierge Marie Reine
« Le pape Jean-Paul II dans l'Encyclique « Redemptoris Mater » nous montre comment « la mère du Christ est en effet glorifiée comme reine de l'univers ».
Celle qui s'est déclarée « servante du Seigneur » à l'Annonciation est restée, durant toute sa vie terrestre, fidèle à ce que ce nom exprime, se confirmant ainsi véritable « disciple » du Christ, qui avait fortement souligné le caractère de service de sa mission : Le Fils de l'homme n'est pas venu pour être servi, mais pour servir et donner sa vie en rançon pour une multitude.
C'est pourquoi Marie est devenue la première de ceux qui, servant le Christ, également dans les autres, conduisent leurs frères et soeurs , dans l'humilité et la patience, jusqu'au Roi dont on peut dire que le servir c'est régner, et elle a pleinement atteint cet « état de liberté royale » qui est propre aux disciples du Christ : servir, ce qui veut dire régner!" (Redemptoris Mater n° 41) »
-Ephata, édition Le Sarment/Fayard, 1988, volume 3.
21 août, Saint Pie X, pape (1835-1914)
Élu pape en 1903, il demeure fidèle à sa devise: «Tout instaurer dans le Christ». « À l'époque de son pontificat, de nombreux fidèles ont besoin d'être affermis dans leur foi. Le monde est alors plongé dans une atmosphère rationaliste, refusant la foi, et à l'intérieur même de l'Église, un nombre croissant de fidèles se laisse influencer par ces courants de pensée.
La théorie moderniste, soutenue par certains fidèles aveuglément désireux de concilier les données de la science et celles de la foi, finit par éliminer le mystère même de la foi. Soucieux de la rapidité avec laquelle se propage l'erreur, il demande à tous les prêtres chargés d'un ministère de promettre fidélité à 'Église en rejetant les positions qu'elle condamne.
Pie X s'acharne aussi à redresser la mentalité janséniste et puritaine de son temps. Très ancrée dans la conscience de certains chrétiens par une éducation moralisante, elle imprime l'idée d'un Dieu-juge terrible, oubliant totalement que Dieu est Amour. Pie X sent que c'est en remettant en valeur le mystère de l'Eucharistie qu'il pourra inciter les chrétiens à croire en l'amour et en la miséricorde de Dieu.
Cependant, au terme de son pontificat, malgré ses efforts continuels pour sauvegarder la vérité, le monde ne montre que discorde et violence. Terriblement blessé dans son coeur de père par un spectacle si déchirant, il meurt en août 1914, alors que la première guerre mondiale vient tout juste d'éclater.»
-Ephata, édition Le Sarment/Fayard, 1988, volume 3.
20 août, Saint Bernard, abbé et docteur de l'Église (1090-1153)
Après 23 ans de vie de château, il choisit la vie monastique. Son abbaye (Clairvaux) fonde 68 filiales et Bernard s'occupe du nouvel ordre cistercien. À sa mort, trois cent cinquante monastères sont érigés par toute l'Europe. «Génial par sa culture, exemplaire par sa formation, son rayonnement en communauté et sa doctrine spirituelle, Bernard devient l'âme de ce XIIe siècle.
Sa parole enflammée attire les âmes à Dieu et ses écrits pour défendre la Vérité atteignent l'adversaire de plein fouet. « Tout le temps qu'il donnait à la contemplation lui semblait court et tout lieu lui était propre pour ce pieux exercice. »
Saisi par l'amour de Dieu et la contemplation du Verbe incarné, il découvre en Marie la médiatrice de toutes les grâces et la célèbre dans ses sermons. Il meurt épuisé en 1153. Il est proclamé docteur de l'Église en 1830. Il est surnommé le docteur «savoureux».
-Ephata, édition Le Sarment/Fayard, 1988, volume 3.
19 août, Saint Jean Eudes, prêtre (1601-1680)
Jean Eudes naît en Normandie le 14 novembre 1601, d'une famille fervente dans la foi catholique. À quatorze ans, il entre au collège des Jésuites à Caen et le 25 mars 1623 à l'Oratoire du père de Bérulle à Paris. Il inaugure son apostolat en 1625 auprès des affligés de la peste de la région d'Argentan. Il revient par la suite à Caen où il fera de l'organisation des missions paroissiales sa principale occupation.
En 1641, il anime l'oeuvre «Notre-Dame-du-Refuge» pour aider les prostituées à s'en sortir. Avec l'aide des visitandines, il organise l'institut des religieuses Notre-Dame-de-la-Charité qui partage cette même mission. L'une de ces maisons deviendra au XIXe siècle le berceau de la Congrégation du «Bon Pasteur d'Angers», grâce à sainte Marie Euphésie Pelletier, l'une des ses filles spirituelles.
En 1642, il écrivit: « Faire une aumône à un pauvre est une chose très recommandable et merveilleusement recommandée de Dieu dans sa sainte Parole; mais coopérer à la conversion d'une âme est plus, dit saint Jean Chrysostome, que de départir aux pauvres tout l'or du monde, si vous l'aviez.»
La grande oeuvre de sa vie sera la fondation de Jésus et de Marie, consacrée à la formation spirituelle, intellectuelle et morale du clergé, conformément aux souhaits issus du concile de Trente. Il fonda donc des séminaires à Caen, Constances, Lisieux et Rouen. «La clef de l'évangélisation est pour lui dans la formation de prêtres fervents et suffisamment instruits qui puissent célébrer par leur parole et illustrer par une vie exemplaire « l'incomparable richesse du Christ.»».
«Il brûlait du feu de la charité qu'il communiquait non seulement à ses disciples, mais aussi aux foules. Il puisait la source de cet amour si intense dans sa contemplation des coeurs de Jésus et de Marie. À Autun, il fait célébrer dans les maisons de son institut la messe et l'office du coeur de Jésus. C'est pourquoi Pie X en le béatifiant le proclamera « père, docteur et apôtre du culte des très saints coeurs de Jésus et de Marie.».
-Ephata, édition Le Sarment/Fayard, 1988, volume 3.
Complément d'informations:
Il est contemporain de saint Vincent de Paul et sa vocation s'explique en grande partie par la situation religieuse de la France à son époque. Le peuple, écrit-il, «avait remplacé la foi par la sorcellerie et la superstition »; les puissants « donnaient l'exemple de tous les vices »; les prêtres étaient « ignorants et souvent corrompus, abandonnant leur troupeau dès qu'apparaissaient la peste ou une épidémie ».
" Je désire que toutes les choses qui ont été, sont et seront, dans l'ordre de la nature, de la grâce et de la gloire, soient autant de voix qui vous disent continuellement et à jamais, pour moi et de ma part : je vous aime, je vous aime, ô Seigneur Jésus ! "
(Prière de saint Jean Eudes)
Eglise catholique en France
16 août, Saint Roch (1350 - 1380)
Né d'une famille chrétienne à Montpellier, il aurait fréquenté cette université célèbre pour son enseignement de la médecine. À l'âge de quinze ans il devient orphelin et décide de se consacrer aux pauvres en prenant le bâton de pèlerin.
Il commence par un pèlerinage à Rome où il débutera par une confession générale. Cette cité connaît à cette époque de profondes divisions. Au même moment le pape Urbain V qui s'était exilé à Avignon décide de revenir à Rome. Mais l'agitation est telle que le pape retourne à Avignon et Roch poursuit sa route de pèlerin en dehors de Rome.
C'est également à l'époque où la peste noire a emporté le tiers de la population de l'Occident. Donc, la moindre épidémie est fort redoutée. Roch offre donc ses service dans chacune des villes où il passe. En plus de la science médicale acquise à Montpellier, il est également doué du don de guérison. Lui-même tombe malade à Plaisance, où il commençait à être populaire, et il se réfugie en forêt où seul un chien lui apporte un pain et lèche ses plaies. Guéri, il poursuit sa route de pèlerin dans les provinces en guerre divisées en deux factions (le pape contre l'empereur).
En Lombardie on le prend pour un espion du pape et il est emprisonné dans un cachot pendant cinq ans, où il mourra en 1380, à l'âge de trente ans.
«Ce n'est qu'alors qu'on reconnut qui il avait été : un homme en marche vers Dieu, offrant ses talents et ses dons pour redonner l'espérance à ses frères dans l'afflux des calamités et des des malheurs.» C'est Urbain VIII qui, en 1629, solennise son culte .
-Ephata, édition Le Sarment/Fayard, 1988, volume 3.
16 août, Saint Étienne de Hongrie (--- 1038)
Étienne se convertit en 986, au baptême de son père et se fait également baptiser. Il est couronné roi de Hongrie au jour de Noël de l'an 1000, par pape Sylvestre II. [Certains auteurs précisent qu'il s'est couronné lui-même avec l'approbation du pape]. Percevant sa charge comme étant un don de Dieu, il assume ses responsabilités dans un esprit missionnaire chrétien. Il fait appel aux bénédictins pour évangéliser son royaume où se construiroÂETEAOUTHTM
" Sois humble pour que ce soit Dieu qui t'élève, ici-bas et dans le monde futur. Sois modéré et ne châtie ni ne condamne personne outre mesure. Sois doux, pour ne jamais violer la justice. Aie le coeur noble et n'inflige jamais de honte à qui que ce soit, par un premier mouvement. " (Saint Etienne - Conseils à son fils)
Eglise catholique en France
15 août, Assomption [Dormition] de la Vierge Marie
(Patronne principale de la France)
«Les premières mentions d'une fête célébrant la mort et la glorification de Marie datent du Ve siècle, au sanctuaire marial de Gethsémanie.
Au VIe siècle, cette fête du 15 août est unanimement admise à Jérusalem et étendue à tout l'Empire d'Orient apr édit de l'Empereur, sour le vocable de «Dormition» ou «Repos».
Les premiers textes hésitent, de fait, entre le terme de Résurrection et celui d'Assomption. Que ce soit en Orient ou en Occident, cette fête devient rapidement une solennité majeure.
Dès le VIe siècle, la liturgie romaine insiste sur l'Assomption corporelle de la Vierge et c'est en 1950 que Pie XII proclame le dogme correspondant par la Bulle «Munificentissimus Deus».
-Ephata, édition Le Sarment/Fayard, 1988, volume 3.
14 août, Saint Maximilien Kolbe, prêtre et martyr ( 1894-1941)
Maximilien, Raymond de naissance, est né le 7 janvier 1894 en Pologne, pays reconnu pour sa dévotion à Marie . Il était un enfant que nous appelerions aujourd'hui «hyperactif», avec certains problèmes de comportements. Sa grande dévotion pour la Sainte Vierge Marie le transforme peu à peu et, malgré son jeune âge, il aimait se retrouver dans un sanctuaire devant l'icône de la Vierge.
À l'âge de 10 ans, au jour de ses 10 ans en fait, il eût une vision de la Vierge qui lui présente deux couronnes de roses: un blanche symbolisant la pureté et une rouge pour le martyre. Il les choisit toutes les deux.
C'est depuis qu'il perçoit un appel pour le sacerdoce. Plusieurs difficultés se pointent dont la pauvreté de la famille pour l'envoyer au séminaire. C'est un pharmacien qui le prendra en charge pour le faire instruire au séminaire de Lwow. Il est doué pour l'ingénérie, les sciences et les mathématiques, en plus d'avoir une imagination fertile. Tout cela l'attire vers la stratégie militaire, mais au moment de prendre sa décision, il apprend que sa famille est entrée chez les franciscains. Il décide alors de les suivre au lieu de s'enrôler dans l'armée.
C'est au moment de prononcer ses voeux qu'il choisit le nom de Maximilien et est ordonné prêtre à Rome le 28 avril 1918. Il revient en Pologne et doit subir un séjour au sanatorium. Sitôt après il fonde la Milice de l'Immaculée, ensuite il édite une revue pour enfants et le quotidien catholique «Petit Journal» qui tira dès le départ à 450 000 exemplaires. C'est dans la prière et les neuvaines que se préparaient ces lancements. Maximilien lança par la suite une agence de presse qui s'étendit jusqu'au Japon.
Le 17 février 1941, le père Maximilien est arrêté par la Gestapo qui voit en lui un chrétien convaincu. Il est violemment battu pour ne pas vouloir renier le Christ et est ensuite envoyé au camp de concentration de Auschwitz. En juillet 1941, une évasion réussit et dix hommes sont désignés en représailles pour mourir de faim. Parmi eux se trouve un père de famille. Maximilien n'hésite pas à prendre sa place. Même durant son agonie, il soutient ses camarades et lui-même puise ses forces dans la prière. Il est achevé d'une piqure, réunissant ainsi les deux couronnes.
Il est canonisé par Jean-Paul II le 2 octobre 1982.
-Ephata, édition Le Sarment/Fayard, 1988, volume 3.
«Que notre amour se manifeste particulièrement quand il s'agit d'accomplir des choses qui ne nous sont pas agréables. Pour progresser dans l'amour de Dieu, en effet, nous ne connaissons pas de livre plus beau et plus vrai que Jésus-Christ crucifié. »
(Saint Maximilien Kolbe - Lettre à un ami)
Eglise catholique en France
13 août, Saints Pontien, pape, et Hippolyte, prêtre, martyrs ( ---235)
«Élu pape en 230, saint Pontien découvre très vite une violente opposition à l'intérieur du clergé. Le prêtre Hippolyte en effet, orateur et théologien de renommée, n'est pas satisfait de l'attitude des deux papes précédents et s'ingénie à susciter contre Pontien des menées contestataires. L'attitude de celui que certains historiens tiennent pour avoir, le premier, joué un rôle proche de celui d'un antipape, demeura dangereuse pour le souverain pontife lui-même, mais surtout pour la foi catholique des membres de la jeune Église.
En 235, l'empereur Maximin lance contre tous les chrétiens un édit de persécution et ces deux adversaires sont subitement affrontés à un même danger. Témoins d'un même mystère, ils sont bientôt repérés et condamnés ensemble à l'exil. Condamnés à travailler dans les mines de Sardaigne, ils meurent dbientôt d'épuisement, unis l'un à l'autre par le lien de la paix.
La liturgie fête ces deux saints le même jour pour manifester la victoire de l'amour sur la division : l'Église désire pour chacune de nos familles et de nos communautés cette grâce de l'unité. Sachons recevoir du Christ cette prière ardente à son Père: «Qu'ils soient un comme nous sommes un: moi en eux et toi en moi afin qu'ils soient parfaits dans l'unité.» (Jean 17) »
-Ephata, édition Le Sarment/Fayard, 1988, volume 3.
11 août, sainte Claire, vierge ( 1194- 1253)
Elle est née d'une famille noble et aisée. Son charme la rendait attachante. Elle fut particulièrement touchée par le charisme de François D'Assise et elle suit son exemple en s'imposant une ascèse et en distribuant aux orphelins sa nourriture.
Alors que François prêche le Carême à Assise, avec l'aide de son cousin, elle s'enfuit de chez elle dans la nuit du dimanche des Rameaux pour rejoindre François. Elle se consacre alors totalement à Dieu, met des vêtements en toile grossière, se fait couper les cheveux et met un voile. Saint François la confie à des bénédictines et sa soeur Agnès vient la rejoindre.
Elle habita ensuite une vieille maison délabrée près de l'église Saint-Damien où les premières clarisses la rejoignirent. L'Ordre des Pauvres Dames était créé. Le cardinal Ubaldini lui demanda de vivre moins durement mais Claire obtint du Pape le privilège de la pauvreté, comme elle l'appelait. Elle vécut dans cet état de pauvreté et de charité jusqu'à sa mort en 1253.
-Ephata, édition Le Sarment/Fayard, 1988, volume 3.
« Ce que tu tiens, tiens-le. Ce que tu fais, fais-le et ne le lâche pas. Mais d'une course rapide, d'un pas léger, sans entraves aux pieds, pour que tes pas ne ramassent pas la poussière, sûre, joyeuse et alerte, marche prudemment sur le chemin de la béatitude. » -Saint Claire à sainte Agnès de Prague
Eglise catholique en France
10 août, Saint Laurent, diacre et martyr ( ---258)
Laurent est nommé archidiacre de la communauté chrétienne de Rome par le pape Sixte II . Il est reconnu comme le plus célèbre des martyrs Romains.
Responsable des biens de l'Église à Rome et de la distribution des aumônes, il distribue les biens de l'Église aux pauvres afin de les mettre en sûreté lors de la persécution contre les chrétiens lancée par l'empereur Valérien. C'est que pour lui les pauvres étaient les plus grands trésors de l'Église.
Lors de son arrestation et après avoir subi de nombreux tourments, il est «condamné» à être brûlé vif. À son bourreau il s'écria depuis le gril : « Tu peux me retourner, je suis cuit à point de ce côté.». C'est pourquoi il devint le plus célèbre des maryrs romains et modèle des diacres à côté de saint Étienne.
Le pape Damase fit marquer sur son tombeau :
« Les coups, les bourreaux, les flammes, les tourments, les chaînes, seule la foi de Laurent a pu les vaincre. »
« Son culte d'abord lié à celui de Sixte décapité quatre jours avant lui, se répandit ensuite dans toute la chrétienté au temps des saints Ambroise et Augustin, qui écrivirent des homélies pour sa fête. Outre la basilique qui lui est dédiée à Rome, son patronnage sur les églises s'étend particulièrement aux lieux des anciens sacrifices païens, à cause de la foi des premiers chrétiens en l'efficacité de son intercession comme martyr du feu pour faire fuir les esprits mauvais.
Saint Laurent nous rappelle qu'avec la foi en Jésus, nous pouvons aller jusqu'au bout de notre vocation propre, quelles que soient les difficultés qui sont sur notre route. Dans les peines et les épreuves, restons-nous aussi confiants en Jésus-Christ, notre seule force ? »
-Ephata, édition Le Sarment/Fayard, 1988, volume 3.
9 août, Sainte Edith Stein, carmélite sous le nom de Thérèse Bénédicte de la Croix (1891-1943)
[Victime des camps de concentration )
Edith, cadette de sept enfants, est née d'une famille juive le 12 octobre 1891 . Elle est éduquée par sa mère dans une solide foi Israélite orthodoxe. Très jeune, elle se fait remaquer par son intelligence, sa soif d'apprendre et par sa droiture morale.
Elle suit une formation universitaire en philosophie qui favorise la révélation de sa spiritualité. Elle complète sa formation par la psychologie et elle s'ouvre à la justice sociale. Elle devient une disciple du maître de philosophie Husserl et elle enseignera son oeuvre à Göttingen. Edith découvre la prière en commun des catholiques, le Pater et l'étude des scolastiques médiévaux .
Elle dira de la prière : « la soif de vérité était ma seule prière ».
Elle devient infirmière et assistante d'Husserl à l'université de Fribourg-en-Brisgau durant la guerre 1914-1918. Elle apprend la conversion des amis qui l'ont hébergée à Göttingen et elle se noue d'amitié avec une philosophe chrétienne (Hedwige Conrad-Martius).
Edith met la main sur la « Vie de sainte Thérèse d'Avila par elle-même» alors qu'elle visitait son amie philosophe. Ce fut le grand bouleversement. Elle se fait baptiser le 1er janvier 1922. Malgré la grande souffrance que sa conversion génère à sa mère et les tentatives de Husserl de la ramener au Judaisme, elle s'initie aux écrits de saint Thomas et traduit en allemand le « De Veritate » de celui-ci. Elle instruit les jeunes collégiennes des dominicaines de Spire et se fait guider spirituellement par un père de l'abbaye de Beuron. Elle devient de plus en plus connue dans les milieux intellectuels et catholiques.
Mais c'est la vie cloîtrée qui l'attire et elle entre au Carmel de Cologne au moment où débutent les persécutions contre les Juifs. Elle prend le nom spirituel de Thérèse Bénédicte de la Croix et décide de se consacrer à la conversion du peuple élu, au nom du mystère de la Croix qu'elle vénère tout spécialement.
En 1938, la situation devient trop dangereuse pour elle et elle part pour le Carmel d'Echt, aux Pays-Bas. Après l'invasion allemande, elle espère trouver refuge en Suisse avec sa soeur Rose, tertiaire du Carmel, laquelle avait suivie l'itinéraire spirituelle de Edith.
Le 2 août 1943, à la suite de représailles contre les évêques hollandais, les deux soeurs sont arrêtées et déportées à Auschwitz où elles trouveront la mort le 9 août 1943 [ou 1942 selon d'autres auteurs].
Edith est béatifiée en mai 1987 et canonisée par Jean-Paul II le 11 octobre 1998.
-Ephata, édition Le Sarment/Fayard, 1988, volume 3.
« Verbe de Dieu, tu nous apprends à pardonner au bourreau qui torture, à tendre l'autre joue à qui nous frappe, à donner sans mesure à qui demande. Verbe de Dieu, bénis sois-tu ! Vrai Fils de Dieu, tu nous apprends à ne jamais avoir peur de nos peurs, à répondre aux menaces par des chansons, à nous battre avec ceux que l'on opprime. Vrai Fils de Dieu, louange à Toi ! »
(Louange pour la fête de sainte Thérèse Bénédicte)
Eglise catholique en France
8 août, Saint Dominique, prêtre,
fondateur de l'Ordre des Frères Prêcheurs (Dominicains) (1170-1221)
Dominique de Guzman naît en Espagne en 1170, d'une famille très pieuse et charitable à l'égard des malheureux. Il poursuit ses études en sciences sacrées à Palencia. Dominique suit l'exemple de ses parents et se dévoue auprès des pauvres, ce qui inspire l'Évêque d'Osma à le nommer chanoine de sa cathédrale.
Le pape Innocent III leur confia la mission de combattre l'hérésie des cathares en Languedoc. Arrivés à Montpellier, ils dénoncent l'étalage de richesse des équipes monacales qui luttaient une hérésie visant un idéal de pauvreté, de pureté et de perfection. Dominique fit cette réflexion :
« Il me semble impossible de ramener à la foi, par des paroles seules, des hommes qui s'appuient avant tout sur des exemples... Si donc vous venez étaler des façons de vivre opposées, vous édifierez peu ; vous détruirez beaucoup et ces gens refuseront de vous suivre. Chassez un clou par l'autre. Mettez en fuite une sainteté feinte, par un véritable esprit religieux. Seule une humilité vraie peut vaincre la jactance de ces pseudo-apôtres.»
Il demanda alors à ses compagnons de préférer, comme témoignage du Dieu Amour, la prédication et la pauvreté volontaire. Ils les voulaient ainsi passionnément attachés à la vérité, prêchant ce qu'ils contemplaient. Il fonda alors l'Ordre des Frères prêcheurs, lequel fut approuvé par le pape Honorius III en 1216.
À la mort de l'évêque Diego d'Osma, des jeunes femmes, qui étaient cathares avant de se convertir, se regroupent autour de Dominique. Le premier couvent de moniales de Prouille a pour charisme la contemplation et pour mission de prier pour les prédicateurs qui parcoureront Rome, Paris et Bologne.
Dominique meurt à Bologne le 6 août 1221, entouré de ses frères et soeurs.
« N'hésitons pas à demander à saint Dominique la grâce de savoir témoigner en toutes occasions de l'amour de Jésus victorieux du mal. »
-Ephata, édition Le Sarment/Fayard, 1988, volume 3.
« Durant le jour, nul ne se mêlait plus que lui à ses frères ou ses compagnons, nul n'était plus enjoué. Mais durant les heures de la nuit, nul n'était plus assidu à veiller et à supplier de toutes les manières. Il consacrait le jour au prochain et la nuit à Dieu. »
(Bx Jourdain de Saxe parlant de saint Dominique)
Eglise catholique en France
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7 août, Sainte Julienne du Mont-Cornillon, vierge (Vénérée en Belgique)
Née à Liège en Belgique, Julienne entre au monastère à l'âge de vingt ans.
Elle est vénérée en raison d'une apparition du Christ qui lui demandait de consacrer tout son temps et ses énergies pour que soit fêté d'une manière toute spéciale dans l'Église le sacrement de son Corps et de son Sang. Après avoir été ignorée, incomprise et persécutée par son entourage, elle réussit à traverser toutes ces épreuves et en 1229 les chrétiens de Liège célèbrent la première Fête-Dieu.
« Le désir suscité par le Christ dans le coeur de sainte Julienne est de rappeler à l'homme la grandeur du mystère de l'Eucharistie et de l'inciter à s'y unir plus fréquemment et plus intensément. Car Jésus sait mieux que quiconque combien cette nourriture nous est nécessaire pour vivre fidèlement en enfants de Dieu. En recevant ce don si merveilleux qu'Il nous fait de tout lui-même à travers son corps, puissions-nous répondre à son désir et devenir nous aussi le pain de nos frères. Nous devons vivre en vérité de cette espérance que « nous pouvons tout en celui qui nous fortifie».
-Ephata, édition Le Sarment/Fayard, 1988, volume 3.
7 août, Saint Gaétan, prêtre (1480-1547)
Né en Italie du Nord en 1480, Gaétan devient prélat de la curie romaine à vingt-cinq ans. Malgré ses tâches administratives, il prend le temps de prier et de s'occuper des malades. Il est ordonné prêtre à trente-six ans. Il prêche la charité et il donne l'exemple par sa vie de tous les jours. Ses prédications sonr enflammées par sa conviction de foi. Son charisme suscite de nombreux disciples et il les rassemble dans un institut qui est la première congrégation de clercs réguliers (théatins). Il est aidé par celui qui deviendra le pape Paul IV.
Saint Gaétan forme rigoureusement ses disciples à la prédication, à la qualité de la liturgie et à la pauvreté.
Il meurt à Naples le 7 août 1547.
«C'est auprès de l'Eucharistie que ce prêtre a découvert l'amour de Jésus pour lui et pour tous les hommes. C'est là qu'il a saisi la pauvreté suprême du crucifié, et c'est pour vivre à son image qu'il a choisi de tout quitter. La pauvreté matérielle à laquelle il tenait tant était fondée sur celle du coeur. Il a compris que pour recevoir parfaitement le don du Christ à la Croix, il faut être détaché de tout et totalement abandonné. Il connaissait très bien sa faiblesse mais mettait toute sa confiance en la Vierge Marie.
L'Eucharistie doit nous fortifier chaque jour et nous préparer divinement au retour du Christ. Et en prenant Marie au plus intime de nos coeurs, nous pourrons avec elle et en elle être témoins du Royaume des Cieux.
-Ephata, édition Le Sarment/Fayard, 1988, volume 3.
« Si tu veux que le Christ te chérisse et vienne à ton aide, chéris-le toi-même, dirige vers lui ta volonté afin de lui plaire en tout. Ne doute pas que, même si tous les saints et toutes les créatures t'abandonnaient, lui du moins sera toujours près de toi dans tes nécessités. »
(Saint Gaétan - Lettre à une de ses filles spirituelles)
Église catholique en France
7 août, Saints Sixte II, pape, et ses compagnons, martyrs (--- 258)
Sixte II est élu pape en succession à Étienne Ier en 257. L'année suivante, l'empereur Valérien ordonne une persécution contre les chrétiens de Rome.
Les fidèles continuent de se réunir dans le secret des catacombes pour prier Dieu. Sixte II et ses diacres se réunissent dans le cimetière de Calixte pour y célébrer l'Eucharistie. Surpris par la police romaine, ils sont décapités sur place, à l'exception du diacre Laurent qui sera torturé à mort trois jous plus tard.
« Le témoignage héroïque de Sixte et de ses compagnons ne tarde pas à être connu, et il touche si profondément les chrétiens de Rome que, dès le IIIe siècle, ils sont l'objet d'une grande vénération.
Si saint Sixte a été mentionné jusqu'à nos jours dans la liturgie de la messe et si l'Église attire notre attention sur ces premiers témoins, c'est pour nous amener à les prendre pour modèles. Ils doivent nous aider à recevoir de Dieu, dans notre monde où existe encore l'Église des catacombes, cette force et cette ardeur qui doivent nous permettre d'aller jusqu'au bout du chemin de la foi et de l'espérance.
Puissions-nous donc, éclairés par l'exemple de ces frères aînés, nous abandonner plus totalement à la puissance divine et laisser Dieu faire de nous les témoins véridiques du Sauveur qu'Il nous a envoyé. »
-Ephata, édition Le Sarment/Fayard, 1988, volume 3.
6 août, Transfiguration du Seigneur
«La transfiguration du Christ Jésus sur le mont Thabor, déjà rappelée chaque année au deuxième dimanche du Carême, est célébrée quarante jours avant l'Exaltation de la Sainte Croix, pour «préparer le coeur de ses disciples à surmonter le scandale de la croix.»»
- Prions en Église, Novalis, août 2001, vol 13 n° 8
Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc (9, 28b-36) (Année C)
«Jésus prit avec lui Pierre, Jean et Jacques, et il alla sur la montagne pour prier. Pendant qu'il priait, son visage apparut tout autre, ses vêtements devinrent d'une blancheur éclatante. Et deux hommes s'entretenaient avec lui: c'étaient Moïse et Élie, apparus dans la gloire. Ils parlaient de son départ qui allait se réaliser à Jérusalem.
Pierre et ses compagnons étaient accablés de sommeil; mais, se réveillant, ils virent la gloire de Jésus, et les deux hommes à ses côtés. Ces derniers s'en allaient quand Pierre dit à Jésus: « Maître, il est heureux que nous soyons ici; dressons trois tentes: une pour toi, une pour Moïse, et une pour Élie.» Il ne savait pas ce qu'il disait.
Pierre n'avait pas fini de parler, qu'une nuée survint et les couvrit de son ombre; ils furent saisis de frayeur lorsqu'ils y pénétrèrent. Et, de la nuée, une voix se fit entendre: « Celui-ci est mon Fils, celui que j'ai choisi, écoutez-le. » Quand la voix eut retenti, on ne vit plus que Jésus seul.
Les disciples gardèrent le silence et, de ce qu'ils avaient vu, ils de dirent rien à personne à ce moment-là. »
4 août, saint Jean-Marie Vianney , prêtre (curé d'Ars)( 1786-1859)
Patron des curés du monde entier
Jean-Marie Vianney naît d'une famille paysanne le 8 mai 1786 à Dardilly, près de Lyon. Très jeune il ressent le désir de devenir prêtre.
À vingt ans il amorce difficilement ses études scolaires. Le curé d'Écully reconnaît en lui une semence de sainteté et le soutien dans ses études au séminaire. Jean Vianney décide de faire un pèlerinage auprès du tombeau de saint-François Régis afin d'obtenir « la grâce de savoir assez de latin pour faire sa théologie. »
Réfractaire à la conscription napoléonienne, il vit dans la clandestinité une année. Il est renvoyé du séminaire de Lyon pour « debilissimus ». Il est tout de même ordonné prêtre en 1815 à Grenoble.
C'est avec un zèle remarquable et une vie d'ascèse exemplaire qu'il transforme une paroisse d'une foi tiède en une paroisse fervente et convertie. On venait de partout pour l'entendre et se faire confesser par lui. En 1858, on comptait jusqu'à quatre-vingt mille pèlerins.
Il méditait fidèlement le mystère du sacerdoce du Christ qui était sa lumière vocationnelle dont voici une citation partielle : « Oh! que le prêtre est quelque chose de grand!... Le prêtre ne se comprendra bien que dans le ciel. Si l'on comprenait bien le prêtre sur la terre, on mourrait non de frayeur, mais d'amour. »
Il meurt dans l'amour de Dieu le 4 août 1859.
« Saint Jean-Marie Vianney a vécu dans un dénuement total pour n'être qu'à Dieu, en être le fidèle serviteur et conduire ainsi ses paroissiens vers le Père. Malgré ses difficultés rencontrées sur sa route, il est toujours resté fidèle à sa mission d'évangélisateur et de confesseur. Il nous aide à pénétrer le sens profond du mystère de l'Eucharistie et la pratique du sacrement de réconciliation. »
-Ephata, édition Le Sarment/Fayard, 1988, volume 3.
1er août, saint Alphonse-Marie de Liguori, évêque et docteur de l'Église (1696-1787)
Patron des prêtres qui se consacrent au ministère de la confession et des professeurs de théologie morale.