( Site optimisé avec Explorer 5 - 800 x 600 pixels )
|
||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
La Parole, lumière de vie7e dimanche du temps ordinaire, année B « Mon fils, tes péchés sont pardonnés ! »
|
|||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
|
Plan de la lectio
|
||
«Jésus était de retour à Capharnaüm, et la nouvelle se répandit qu'il était à la maison. Tant de monde s'y rassembla qu'il n'y avait plus de place, même devant la porte. Il leur annonçait la Parole. Arrivent des gens qui lui amènent un paralysé, porté par quatre hommes. (...) ils découvrent le toit au-dessus de Jésus, font une ouverture et y descendent le paralysé sur le brancard.
Voyant leur foi, Jésus dit au paralysé : " Mon fils, tes péchés sont pardonnés. " (...) " Qu'est-ce qui est le plus facile ? De dire au paralysé : 'Tes péchés sont pardonnés', ou bien de dire : Lève-toi, prends ton brancard marche ' ? Pour que vous sachiez que le Fils de l'homme a le pouvoir de pardonner les péchés sur la terre, je te l'ordonne, dit-il au paralysé : Lève-toi, prends ton brancard et rentre chez toi. "
L'homme se leva, prit son brancard et sortit devant tout le monde. Tous étaient stupéfaits et rendaient gloire à Dieu en disant : " Nous n'avons jamais rien vu de pareil. " »
[ Marc 2, 1-22 ]
Une première lecture de ce texte nous témoigne de la popularité de Jésus. Cette foule nombreuse et dense est composée de personnes qui viennent entendre et voir Jésus pour différents motifs.
Pour les unes c'est par curiosité, d'autres parce qu'elles sont avec d'autres qui y allaient, d'autres encore c'est pour juger celui qui est si populaire et qui commence à déranger, d'autres enfin en raison de leur conviction profonde que cet homme fait du bien, sans trop savoir encore pourquoi ni comment.
Arrivent donc ces cinq personnes qui ont une foi si solide qu'ils enlèvent les tuiles du toit pour pouvoir présenter leur proche à Jésus afin qu'Il le guérisse. La surprise est de taille. Cette entrée ne peut passer inaperçue bien sûr, mais une plus grande surprise lui succède rapidement :
une parole étrange, inédite encore en elle-même, que Jésus leur prononce pour la première fois.
" Mon fils, tes péchés sont pardonnés. "
C'est là que ça dérange. " Voilà qu'il se prend pour Dieu... " Mais Jésus leur manifeste son identité en guérissant miraculeusement cet enfant de Dieu paralysé.
Pour cette semaine, je choisis au moins une des lectures d'aujourd'hui pour me laisser interpeler par cette Parole qui m'est adressée aujourd'hui :
- Où se situe ma foi en Dieu ?
Particulièrement lorsque je suis paralysé par l'angoisse, le stress, par un poids que je porte en mon coeur, ai-je suffisamment foi en l'amour de Dieu, en sa puissance re-créatrice pour me tourner concrètement vers lui, lui demander de me pardonner et de me guérir ?
- Où en est ma foi en l'intercession ?
Prier seul est bien. Prier et faire une démarche avec d'autres qui ont foi en Dieu est encore plus intense. " Lorsque deux ou trois sont réunis en mon nom, je suis là au milieu d'eux. "
- Où en est ma volonté d'intercession ?
Est-ce que j'ai encore cette sensibilité de voir la personne relativement proche de moi qui est paralysée dans sa souffrance et qui aurait besoin d'être portée jusqu'à Dieu ?
Jésus savait que l'être humain a besoin de signes tangibles pour croire en ce qui ne se voit pas. C'est pourquoi il a accompli ce miracle, lequel est prophétique du Sacrement du Pardon et de la Réconciliation et du Sacrement des malades. Si donc Dieu peut re-créer, comment plus peut-il libérer de nos manques d'amour envers lui et envers ses enfants en nos proches et moins proches ?
Cette guérison intérieure, accordée notamment par ces Sacrements, est certes moins visible, mais on en perçoit les effets libérateurs dans tout notre être et alors notre rayonnement de l'amour de Dieu prend davantage de force.
Je peux goûter à l'Amour de Dieu à toutes les fois où Il me re-crée. Combien de fois par jour et nuit me permet-Il de refaire mes forces, ne serait-ce que par le sommeil réparateur ? Mais combien de fois aussi je contrecarre son oeuvre de re-création par un activisme à outrance qui m'attire vers une force opposée, laquelle force tente de me détruire ?
- Méditation
Accueillons cet Amour de Dieu pour nous. Prenons conscience qu'Il nous aime avant même que nous puissions l'aimer car Il nous précède constamment, comme seul le créateur peut précéder sa créature. Consacrons lui un peu de temps pour lui demander pardon et lui dire au moins merci.
Je prends quelques instants d'intériorité pour laisser pénétrer dans mon coeur cette parole retentissante du Père : « Mon fils, tes péchés sont pardonnés !. » [ Marc 2, 5 ]
[ aej@iquebec.com ]
![]() |
|
||||||
|
L'ÉVANGILE ET LE MAL
Pierre Ganne Table des matières Introduction - S'interroger sur le mal Chapitre 1 - Chapitre 2 - Chapitre 3 - Chapitre 4 - Chapitre 5 - Chapitre 6 - Chapitre 7 - Chapitre 8 - Chapitre 9 - Chapitre 10 - Chapitre 11 - Chapitre 12 - |
(Extrait de L'Évangile et le Mal, de Pierre Ganne, p. 81-83. Copyright Éditions Anne Sigier. Reproduction interdite.) La croix du Christ Cette porte étroite est un scandale permanent parce qu'elle ne nous paraît pas aux dimensions de notre «largeur» d'esprit! Nous pensons qu'avec toute notre culture, toutes nos connaissances, nous en savons plus que Dieu sur la vie et sur la mort. C'est cet orgueil que nous révèle la Parole de Dieu quand on la reçoit, cet orgueil dont on ne se doutait pas. Et quand la porte étroite prend la forme de la croix du Christ, elle prend la forme d'un scandale. Mais c'est cela Dieu, c'est ce scandale qui nous fait trembler jusque dans nos fondements. Dieu n'est pas un dieu à notre mesure. La croix est son grand signe et on ne pouvait pas l'inventer - les dieux inventés ne sont sûrement pas ainsi, ils nous ressemblent! Et cependant, la porte étroite débouche sur la vie et on s'en aperçoit tout de suite. «Nul ne connaît le Père si ce n'est le Fils» et inversement. Et le renversement qui se fait avec cette porte étroite devient la clé qui ouvre tout, c'est la Révélation. Ce qui est renversé, c'est le «vieil homme», l'homme de l'orgueil, de la vanité, de la suffisance, de la bêtise, de l'inintelligence de la vie. Il est renversé et Jésus Christ devient la clé de la vie, qui ouvre et que personne ne peut fermer. Il devient, justement, principe d'interprétation de tout. Dans le premier chapitre de son Évangile, au prologue, Jean a des expressions extraordinaires - malheureusement faussées par des traducteurs. Il dit que «le Verbe s'est fait chair», qu'il s'est hominisé. Bien sûr, certains ont compris que Jésus a pris un corps en faisant semblant de vivre comme nous, faisant semblant de souffrir, faisant semblant de mourir. C'est-à-dire qu'il serait le mensonge incarné?! Comme nous faisons semblant de croire en Dieu et de l'aimer! C'est du docétisme que ce dieu à l'apparence humaine, ce dieu déguisé en homme. Malheureusement une part importante des chrétiens sont docètes. Dans son prologue, Jean dit: «Et le Verbe s'est fait chair et il a planté sa tente parmi nous» (Jn 1,14), et il ajoute: «Nul n'a jamais vu Dieu, mais le Fils unique qui est dans le sein du Père, lui, l'a fait connaître» (Jn 1,18). Très littéralement: nous en fait l'exégèse, nous en fait l'interprétation - un peu comme mon ami sinologue qui a fait l'exégèse de la porte, qui en a fait une interprétation et en a découvert la signification dans des relations humaines, qui en a interprété le symbole. Jésus aussi nous fait l'exégèse de Dieu, de la porte étroite qui devient la clé qui ouvre et que personne ne ferme. Tout le mystère de Dieu nous est accessible. Jésus nous fait l'exégèse de toute notre existence, de toute notre histoire; en lui, elle devient vraie. Et notre propre existence a besoin de cette exégèse. C'est ce qui est arrivé aux premiers chrétiens, c'est ce qui arrive à tous les chrétiens lorsqu'ils le sont vraiment, lorsqu'ils ne blasphèment pas Jésus Christ. C'est ce qui est arrivé aux premiers chrétiens qui étaient nourris de la Bible, qui connaissaient toute la Bible, qui en avaient mémorisé des pages entières et qui connaissaient bien les Prophètes. Mais lorsqu'ils eurent franchi la porte étroite, celle de la foi, ils se sont mis à relire leur histoire dans une lumière nouvelle. Ils y trouvèrent un principe d'unité et découvrirent le sens de cette histoire, de cette histoire mouvementée qu'on pouvait interpréter de façons très différentes et dans toutes sortes de sens ; et tout d'un coup, Jésus leur en a fait faire l'exégèse. Il leur a fait faire l'exégèse de l'histoire sainte, de toute l'histoire, y compris la leur, la nôtre et notre histoire personnelle à chacun. Nous ne connaissons Dieu et nous ne nous connaissons nous-mêmes que par Jésus Christ. C'est cela, la Pâque chrétienne, cette porte étroite qui devient l'entrée dans l'universel de la Création tout entière. Quand on a fait cette expérience de la porte étroite, on ne peut plus l'oublier. Malheureusement, trop souvent, on ne la fait pas, ou on la fait mal et alors on cherche l'universel dans des choses de plus en plus vagues, alors qu'il est un germe, un tout petit germe justement, mais capable d'ouvrir à l'universel. Si on n'a pas compris que le Christ est l'accès à l'intimité de Dieu, si on ne croit pas que c'est Dieu qui est mort pour nous sur la croix, tout s'effondre et on se trouve devant un mur. |
| Un remerciement particulier à Madame Anne Sigier qui nous permet de vous offrir les informations qui suivent. Pour visiter son site: |