la Parole, lumière de vie - 6e dimanche de Pâques - troisième marche Pentecôte
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Date de mise à jour: 22 mai 2003

Parole de Dieu, lumière de vie

« Il n'y a pas de plus grand amour
que de donner sa vie pour ses amis. »

Troisième marche vers la Pentecôte (3 de 5)


Réflexion du Temps Pascal (3 de 5)

Sixième Dimanche de Pâques [ Année B ]

25 mai 2003


Plan de la lectio

Préambule

Cette réflexion s'inscrit dans la continuité du cheminement jusqu'à la Pentecôte proposé depuis la semaine du 4e dimanche de Pâques.

______________

Il est intéressant de voir le cheminement auquel nous invitent les textes du 4e dimanche et des suivants, jusqu'à la Pentecôte.

  • Le 4e dimanche de Pâques nous conviait à reconnaître la voix du bon berger, du vrai pasteur. Jésus nous met en garde contre les faux guides et nous interpelle à le choisir Lui : le Chemin, la Vérité et la Vie.

  • Le 5e dimanche nous invitait à demeurer dans le Seigneur, à nous nourrir de sa Parole, de porter beaucoup de fruit et de faire un avec le Père dans notre vie en nous tournant vers Lui.

  • Le 6e dimanche est un appel à la mission d'amour à laquelle notre union avec la Trinité Sainte nous aspire.

  • Le 7e dimanche nous offrira cette belle prière apostolique que Jésus adresse au Père pour nous, qui oeuvrons dans le monde.

  • Ce cheminement atteint son apogée avec la Pentecôte et avec les dons de l'Esprit-Saint qui nous permettront de porter la Bonne Nouvelle et de témoigner du Christ dans le monde, à temps et à contretemps.

C'est donc pour cheminer ensemble jusqu'à cette Pentecôte, que les réflexions de ces cinq semaines constituent une série de cinq.


Texte intégral de la Parole [Lecture brève]

« Comme le Père m'a aimé, moi aussi je vous ai aimés. Demeurez dans mon amour.
Si vous êtes fidèles à mes commandements, vous demeurerez dans mon amour.
(Š)
Mon commandement le voici : Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés. Il n'y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis.
(Š)
Maintenant je vous appelle mes amis, car tout ce que j'ai appris de mon Père, je vous l'ai fait connaître.
Ce n'est pas vous qui m'avez choisi, c'est moi qui vous ai choisis et établis afin que vous partiez, que vous donniez du fruit, et que votre fruit demeure.
Alors tout ce que vous demanderez en mon nom, il vous l'accordera. Ce que je vous commande, c'est de vous aimer les uns les autres. " [Jean 15, 9-17 ]



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Ce que dit la Parole

« Comme mon Père m'a aimé, moi aussi je vous ai aimés. »

L'Amour du Père a été explicitement confirmé au Baptême de Jésus :

« Ayant été baptisé, Jésus aussitôt remonta de l'eau ; et voici que les cieux s'ouvrirent : il vit l'Esprit de Dieu descendre comme une colombe et venir sur lui. Et voici qu'une voix venue des cieux disait : " Celui-ci est mon Fils Bien-aimé, qui a toute ma faveur. " »
[ Matthieu 3, 16-17 ]

À nouveau, au moment de la Transfiguration, cette confirmation a été réitérée par la même parole divine :

« Comme il [Pierre] parlait encore, voici qu'une nuée lumineuse les prit sous son ombre, et voici qu'une voix disait de la nuée : " Celui-ci est mon Fils Bien-aimé , qui a toute ma faveur, écoutez-le. " »
[ Matthieu 17 , 5 ].

Cette Parole d'amour est importante pour bien saisir la profondeur de l'expression utilisée par Jésus. Ce sont entre autres ces Paroles d'amour de Dieu le Père qui permettent d'attribuer à Jésus la prophétie d'Isaïe que nous reconnaissons dans le Premier chant du Serviteur [ Isaïe 42,1-4 ]. D'ailleurs, Matthieu y fait également référence lorsque des Pharisiens commencent à vouloir faire périr Jésus après qu'il eut guérit un homme le jour du sabbat :

« L'ayant su, Jésus se retira de là. Beaucoup le suivirent et il les guérit tous et il leur enjoignit de ne pas le faire connaître, pour que s'accomplît l'oracle d'Isaïe le prophète :

" Voici mon Serviteur que j'ai choisi, mon Bien-aimé qui a toute ma faveur.
Je placerai sur lui mon Esprit et il annoncera le Droit aux nations.
Il ne fera point de querelles ni de cris et nul n'entendra sa voix sur les grands chemins.
Le roseau froissé, il ne le brisera pas, et la mèche fumante, il ne l'éteindra pas, jusqu'à ce qu'il ait mené le Droit au triomphe : en son nom les nations mettront leur espérance. "

[ Matthieu 12, 15-21 ]

Donc, la Parole d'amour en est une d'élection qui vient confirmer la vocation Messianique de Jésus. C'est pourquoi, lorsque Jésus dit : « Comme mon Père m'a aimé, moi aussi je vous ai aimés. », il faut y associer toute la valeur de la Rédemption et y reconnaître l'ampleur de cette autre parole de Jésus : « Il n'y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis. ».

Nous comprenons maintenant davantage le sens des paroles de Jésus lorsqu'il interpelle ses disciples :

« Mon commandement le voici : Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés. Il n'y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis. »

Paul rend très bien la portée ce message de Jésus dans son deuxième Épître aux Corinthiens :

« Et le tout vient de Dieu, qui nous a réconciliés avec Lui par le Christ et nous a confié le ministère de la réconciliation.

Car c'était Dieu qui dans le Christ se réconciliait le monde, ne tenant plus compte des fautes des hommes et mettant en nous la parole de la réconciliation. Nous sommes donc en ambassade pour le Christ ; c'est comme si Dieu exhortait par nous. Nous vous en supplions au nom du Christ : laissez - vous réconcilier avec Dieu. Celui qui n'avait pas connu le péché, Il l'a fait péché pour nous, afin qu'en lui nous devenions justice de Dieu.

Et puisque nous sommes ses coopérateurs, nous vous exhortons encore à ne pas recevoir en vain la grâce de Dieu. Il dit en effet : " Au moment favorable, le t'ai exaucé; au jour du salut je t'ai secouru. "
Le voici maintenant le moment favorable, le voici maintenant le jour du salut.»
[ 2Corinthiens 5,18-6,2]

Il en est de même pour la profondeur des autres paroles de Jésus que nous retrouvons dans ce même Évangile.

« Maintenant je vous appelle mes amis, car tout ce que j'ai appris de mon Père, je vous l'ai fait connaître.
(Š) Ce n'est pas vous qui m'avez choisi, c'est moi qui vous ai choisis et établis afin que vous partiez, que vous donniez du fruit, et que votre fruit demeure. »

À la lumière de ce qui précède, l'Épître de Paul aux Éphésiens qui suit prend alors tout son sens et nous aide à comprendre davantage la portée de ce message évangélique.

« Béni soit le Dieu et Père de notre Seigneur Jésus Christ, qui nous a bénis par toutes sortes de bénédictions spirituelles, aux cieux, dans le Christ.
C'est ainsi qu'Il nous a élus en lui, dès avant la fondation du monde, pour être saints et immaculés en sa présence, dans l'amour, déterminant d'avance que nous serions pour Lui des fils adoptifs par Jésus Christ.

Tel fut le bon plaisir de sa volonté, à la louange de gloire de sa grâce, dont il nous a gratifiés dans le Bien-aimé.

En lui nous trouvons la rédemption, par son sang, la rémission des fautes, selon la richesse de sa grâce, qu'il nous a prodiguée, en toute sagesse et intelligence ;

Il nous a fait connaître le mystère de sa volonté, ce dessein bienveillant qu'Il avait formé en lui par avance, pour le réaliser quand les temps seraient accomplis ; ramener toutes choses sous un seul chef, le Christ, les êtres célestes comme les terrestres. »
[Éphésiens 1, 3-10]


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La Parole, lumière de vie pour nous, aujourd'hui

Faisons un très bref retour sur la réflexion de dimanche dernier (2e de 5). Nous nous posions la question " Que veut dire exactement demeurer en Lui ? " et nous avions fait ressortir trois dimensions importantes :

" L'esprit du texte nous inspire trois points d'ancrage pour demeurer dans le Christ : L'Eucharistie, la Parole et l'Action dans l'Esprit-Saint

Nous avions médité les deux premières dimensions [ l'Eucharistie et la Parole ] en raison de la lecture de ce 5e dimanche. Quant à l'Action, nous l'annoncions pour ce 6e dimanche.

Nous sommes interpellés aujourd'hui à escalader la troisième marche de notre cheminement vers la Pentecôte ; un pas encore plus exigeant que constitue cette dimension de l'Action. Ce 6e dimanche vient nous confirmer que notre action doit être une manifestation de notre amour de Dieu et pour Dieu.

Jésus nous entraîne plus profondément dans la relation d'amour entre le Père, le Fils et nous. Il nous rappelle que c'est Dieu qui nous a aimé le premier. La preuve incontestable de la primauté de cet amour est le Plan du Salut accompli par Jésus Christ.

Jésus nous exhorte à demeurer dans son amour. Si nous accueillons l'amour de Dieu, si nous prenons conscience de son amour pour nous au coeur de notre vie, cet amour nous transformera et transformera notre amour pour les autres; transformant une relation d'échanges de sentiments en un amour inconditionnel de l'autre personne tel qu'elle est et non comme nous aimerions qu'elle soit.

En prenant conscience de son amour pour chacune, chacun de nous, nous nous sentons aimés tels que nous sommes et, fort de cet amour en nous, nous pouvons à notre tour donner notre vie pour nos amis..

Que veut dire donner notre vie pour nos amis ? Jésus a apporté l'espérance en annonçant la Bonne Nouvelle, la Foi par les guérisons, la charité en se faisant proche de chacun, chacune, la rédemption par son agonie, son chemin de croix et sa crucifixion, la gloire du Père par sa résurrection.

Pour nous, que veut dire donner notre vie pour nos amis ? Nous aussi, à notre mesure, nous pouvons redonner espoir aux personne désespérées ; aider les personnes à guérir, sinon physiquement au moins spirituellement et psychologiquement, ne serait-ce que par notre présence et notre écoute ; faire grandir celles et ceux qui nous entourent ; assumer notre chemin de croix dans notre quotidien et l'offrir au Christ dans le mystère de la Rédemption.

Comment alors, fort de cet amour, ne pas basculer dans une manifestation d'amour pour Dieu, pour celles et ceux qui nous entourent, pour nous mêmes. Nous pouvons ainsi constater que nous demeurons dans son amour si nous sommes fidèles à ses commandements. En effet, vivre dans l'amour de Dieu nous conduit, consciemment ou même inconsciemment, à être fidèle à son commandement de nous aimer les uns les autres.

C'est pourquoi, lorsqu'il est question de commandements de Dieu, il ne faut pas voir ces commandements comme des contraintes, mais comme une manifestation de notre amour.

Conclusion

Cette troisième marche est encore plus exigeante que les précédentes car Jésus nous interpelle à donner notre vie pour nos amis.

Comme le Père a aimé le Fils et lui a confié une mission salvatrice, Jésus nous a aimés le premier et, uni à l'amour du Père, a donné sa vie pour nous réconcilier avec le Père dans l'Amour. De même il nous demande à nous aussi d'aimer les autres les premiers et donner notre vie, à notre mesure, pour cette oeuvre de réconciliation avec Dieu.

Bref, si nous percevons clairement que Dieu nous aime personnellement, tel que nous sommes, et que la source d'amour en nous vient de Dieu, nous pourrons aimer les premiers les autres tel comme ils sont. En effet, nous n'aurons pas besoin de nous assurer de leur amour pour nous avant de les aimer, puisque l'Amour de Dieu est tout en nous.

Laissons la parole à Saint Jean qui, dans sa Première Lettre [ deuxième lecture de ce 6e dimanche de Pâques ], apporte une synthèse qui cerne très bien le sens de la Parole d'aujourd'hui :

« Mes bien-aimés, aimons-nous les uns les autres, puisque l'amour vient de Dieu. Tous ceux qui aiment sont enfants de Dieu, et ils connaissent Dieu. Celui qui n'aime pas ne connaît pas Dieu, car Dieu est amour.

Voici comment Dieu a manifesté son amour parmi nous : Dieu a envoyé son Fils unique dans le monde pour que nous vivions par lui. Voici à quoi se reconnaît l'amour : ce n'est pas nous qui avons aimé Dieu, c'est lui qui nous a aimés, et il a envoyé son Fils qui est la victime offerte pour nos péchés. » [1Jean4, 7-10]


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Pistes de réflexion

À la lumière de ce que nous révèle, à chacun, chacune de nous, cette Parole, ici, aujourd'hui ? Je choisis un ou plusieurs des points ci-après.

  • Dieu m'a aimé le premier. Je prends du temps pour identifier des moments dans ma vie où Dieu m'a accompagné.

  • Je prends une période de temps significative (15 ou 30 minutes les premières journées) pour m'arrêter, m'intérioriser en m'apaisant par la Paix de l'Esprit Saint et j'accueille tout simplement cet amour du Seigneur pour moi, tel que je suis.

  • À partir de mon propre vécu, j'identifie mes propres manquements d'amour qui, n'eût été de l'amour inconditionnel de Dieu, auraient pu rompre cette alliance d'amour. Je médite sur une démarche de réconciliation qui me convienne. Une démarche de réconciliation qui ne pourra qu'être libératrice pour moi.

  • Que signifie pour moi, dans mon quotidien et dans mon vécu, " Donner ma vie pour mes amis ? "

  • Je discerne par quel moyen, qui correspond à la personne que je suis, Jésus m'appelle à ¦uvrer avec lui dans son projet d'amour et de réconciliation ?

Je rends grâce à Dieu pour son infinie miséricorde et son amour inconditionnel.

    Jean-Pierre Tremblay (AeJ)

    aej@iquebec.com ]

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    Comment évangéliser les baptisés
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    Voir Dieu


    AIMER EN ABONDANCE
    Luc Simard

    Extrait

    La miséricorde

    (Extrait de Aimer en abondance, de Luc Simard, p. 23-25. Copyright Éditions Anne Sigier. Reproduction interdite.)

      Ce que nous ne trouverons jamais chez les hommes, nous le trouverons toujours en Dieu. Le seul remède à la misère du coeur de l'homme ne se trouve que dans le coeur de Dieu. Or, la miséricorde est la porte du coeur de Dieu. Tous peuvent y frapper et entrer. Qui n'a jamais ressenti au plus profond de ses entrailles une misère du coeur presque insoutenable qui, n'eût été la confiance (même vacillante) en la miséricorde de Dieu, menait tôt ou tard à la mort? «Quiconque croit en moi ne mourra jamais» (Jn 11,26). Plus que jamais, en ces temps troublés, la miséricorde de Dieu est source de salut. Elle demeure racine de tout notre être et seule source de notre vie. Par sa miséricorde, Dieu nous a fait passer de la mort à la vie. «Il a sauvé notre âme de la mort» (Ps 116,8). Comme pour la femme adultère, dont on ne connaît pas le nom parce qu'il représente celui de chacun d'entre nous, la miséricorde de Dieu ne nous a-t-elle pas sauvés plus d'une fois de la lapidation des hommes?

      «Heureux les miséricordieux, car ils obtiendront miséricorde» (Mt 5,7). De toutes les Béatitudes, celle-ci est la seule où la correspondance est parfaite entre ce qui est demandé et ce qui est promis. Les coeurs purs «verront Dieu». Les doux «recevront la terre en héritage». Les affligés «seront consolés». Les miséricordieux sur cette terre obtiendront miséricorde au ciel. Comme si la miséricorde n'avait d'autre équivalence qu'elle-même. Aux miséricordieux d'ici, miséricorde sera faite dans les cieux. Mystérieuse adéquation entre ce que nous donnons ici et ce qui nous sera donné quand nous aurons tout donné. Le Verbe lui-même promet la miséricorde à quiconque vit la miséricorde. De la même manière dont nous aurons fait miséricorde sur la terre, de la même manière il nous sera fait miséricorde dans les cieux. Les deux mots de cette Béatitude s'appellent et se répondent comme un écho. Comme deux aimants s'attirent et se soudent l'un l'autre. Le parallélisme est clair, limpide, intact. Comme une eau de source retourne la pureté de l'image qu'on lui projette. Il m'est apparu que la miséricorde demandée au disciple est ce qui l'apparente le plus au coeur de Dieu. La miséricorde: configuration de notre image originelle. La miséricorde: béatitude de «correspondance» de l'homme avec son Dieu. Bienheureux les miséricordieux, ils ressemblent à Dieu. La miséricorde: miroir où l'autre voit en nous un peu de la «face de Dieu».

      Mes années de ministère ordonné au service de l'Église m'ont apporté des joies qui durent et des faveurs dont je ne saurais dire à quel point elles me nourrissent encore. Quelle grâce que celle de ressentir en moi que je peux -- avec l'aide de Dieu -- aller bien au-delà de moi. J'ai vécu la miséricorde, mais j'aurais pu la vivre mieux. Je me suis souvent désisté, chaque fois avec de «bonnes raisons». La misère du coeur de l'autre nous fait peur, nous dérange, nous renvoie vite à notre propre vulnérabilité et nous «désinstalle». Notre monde moderne excelle dans l'art de camoufler la misère et de faire miroiter l'illusion d'un bonheur sans faille. Mais, à y regarder de plus près, on voit bien que «le coeur de l'homme est compliqué et malade!» (Jr 17,9). Nous savons tous qu'il est des marginalités, des différences, des exclusions qui, deux mille ans après la venue du Maître, continuent encore de rebuter et d'éloigner aujourd¹hui les disciples. La «lèpre» (quelle que soit la forme qu'elle prenne) n'attire personne. On préfère ne pas trop manger ni boire avec «les publicains et les pécheurs». Fréquenter les exclus risque fort de nous faire exclure. Le disciple n'échappe pas au sort de son Maître. La miséricorde excuse tout, nivelle tout, pardonne tout, ne cherche pas à sauver la face. La miséricorde se moque du jugement. Elle ne surveille pas, elle veille. La miséricorde n'est pas à conseiller pour celui qui veut garder sa «bonne réputation». Accorder son coeur à toutes les misères peut coûter la vie à celui qui s'y adonne. La miséricorde ne sait pas «faire semblant». Elle ne feint jamais. Elle est vraie ou elle n'est pas. Elle détonnera toujours en rendant le bien pour le mal.

    Un remerciement particulier à Madame Anne Sigier qui nous permet de vous offrir les informations qui suivent. Pour visiter son site:

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