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Date de mise à jour: 8 mai 2003
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Parole de Dieu, lumière de vie
« Je suis le Bon Pasteur »
Première marche vers la Pentecôte (1 de 5)
Réflexion du Temps Pascal (1 de 5)
Quatrième Dimanche de Pâques [ Année B ]
11 mai 2003
Préambule
Il est intéressant de voir le cheminement auquel les textes de ce dimanche-ci et des prochains, jusqu'à la Pentecôte, nous convient.
- Ce 4e dimanche de Pâques nous invite à reconnaître la voix du bon berger, du vrai pasteur. Jésus nous met en garde contre les faux guides et nous interpelle à le choisir Lui : le Chemin, la Vérité et la Vie.
- Le 5e dimanche nous invitera à demeurer dans le Seigneur, à nous nourrir de sa Parole, de porter beaucoup de fruit et de faire un avec le Père dans notre vie en nous tournant vers Lui.
- Le 6e dimanche sera un appel à la mission d'amour à laquelle notre union avec la Trinité Sainte nous aspire.
- Le 7e dimanche nous offrira cette belle prière apostolique que Jésus adresse au Père pour nous, qui oeuvrons dans le monde.
Ce cheminement atteint son apogée avec la Pentecôte et les dons de l'Esprit-Saint qui nous permettront de porter la Bonne Nouvelle et de témoigner du Christ dans le monde, à temps et à contretemps.
C'est donc pour cheminer ensemble jusqu'à cette Pentecôte, que les réflexions de ces cinq semaines constitueront une série de cinq.
Texte intégral de la Parole [Lecture brève]
« Ce Jésus, il est la pierre que vous aviez rejetée, vous les bâtisseurs, et il est devenu la pierre d'angle. En dehors de lui, il n'y a pas de salut. Et son nom, donné aux hommes, est le seul qui puisse nous sauver. » [Actes 4, 8-12]
« Mes bien-aimés, voyez comme il est grand, l'amour dont le Père nous a comblés : il a voulu que nous soyons appelés enfants de Dieu, et nous le sommes. Voilà pourquoi le monde ne peut pas nous connaître, puisqu'il n'a pas découvert Dieu. » [ 1 Jean 3, 1-2]
« Le vrai berger donne sa vie pour ses brebis. Le berger mercenaire, lui, n'est pas le pasteur, car les brebis ne lui appartiennent pas : s'il voit venir le loup, il abandonne les brebis et s'enfuit ; le loup s'en empare et les disperse. Ce berger n'est qu'un mercenaire, et les brebis ne comptent pas vraiment pour lui. Moi, je suis le bon pasteur ; je connais mes brebis, et mes brebis me connaissent, comme le Père me connaît, et que je connais le Père ; et je donne ma vie pour mes brebis.
J'ai encore d'autres brebis, qui ne sont pas de cette bergerie : celles-là aussi, il faut que je les conduise. Elles écouteront ma voix : il y aura un seul troupeau et un seul pasteur. » [Jean 10, 11-18]

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Ce que dit la Parole
Pour nous qui vivons au coeur d'un monde en perpétuels changements et en pleine crise des valeurs, les trois textes de la Parole qui nous est adressée cette semaine nous rappellent d'une part que seul le Christ est le Chemin, la Vérité et la Vie. Il nous rappelle aussi que ce qui est sage aux yeux de Dieu est folie aux yeux du monde et ce qui est sage aux yeux du monde est folie aux yeux de Dieu.
Ces lectures de cette semaine nous invitent donc au discernement pour que nous puissions reconnaître la voix du Christ et non celles qui nous éloignent de Dieu et qui veulent nous disperser.
Saint Paul, dans son Premier Épître aux Corinthiens, explicite très bien l'antagonisme entre de ces deux sagesses et sur la nécessité de discerner les voix qui nous interpellent.
" Moi-même, je me suis présenté à vous faible, craintif et tout tremblant, et ma parole et mon message n'avaient rien des discours persuasifs de la sagesse : c'était une démonstration d'Esprit et de puissance, pour que votre foi reposât, non sur la sagesse des hommes, mais sur la puissance de Dieu.
(Š) Car c'est à nous que Dieu l'a révélé par l'Esprit : l'Esprit en effet sonde tout, jusqu'aux profondeurs de Dieu. Qui donc entre les hommes sait ce qui concerne l'homme, sinon l'esprit de l'homme qui est en lui ? De même, nul ne connaît ce qui concerne Dieu, sinon l'Esprit de Dieu. Or, nous n'avons pas reçu, nous, l'esprit du monde, mais l'Esprit qui vient de Dieu, pour connaître les dons gracieux que Dieu nous a faits. Et nous en parlons non pas avec des discours enseignés par l'humaine sagesse, mais avec ceux qu'enseigne l'Esprit, exprimant en termes spirituels des réalités spirituelles.
L'homme psychique n'accueille pas ce qui est de l'Esprit de Dieu : c'est folie pour lui et il ne peut le connaître, car c'est spirituellement qu'on en juge. L'homme spirituel, au contraire, juge de tout, et lui-même n'est jugé par personne. Qui en effet a connu la pensée du Seigneur, pour pouvoir l'instruire ? " [ 1 Co 2, 3-16]

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La Parole, lumière de vie pour nous, aujourd'hui
Lorsque Jésus nous dit qu'il est le bon berger et que les brebis reconnaîtront sa voix, il nous invite à un cheminement intérieur, car sa voix est intérieure.
Pour entreprendre un cheminement spirituel authentique, il est essentiel de se prédisposer à entrer en soi-même afin d'être à l'écoute de notre voix intérieure. Mais, dans le concret, ce n'est pas aussi simple en raison de nos raisonnements qui nous poussent inconsciemment à " entendre ce que nous voulons bien entendre" .
Pour contrer cette difficulté, notre " rencontre intérieure " doit être vécue dans la prière sincère qui nous permet d'entrer en soi-même, par la grâce divine. Demander cette grâce du discernement est une première prière que nous pouvons adresser à Dieu.
Entendre notre voix intérieure est une chose, mais l'écouter et lui obéir est autre chose. C'est d'autant plus difficile lorsque cette voix vient à contre-courant de notre agir, de nos sens, de notre rationalité. C'est pourquoi la demande de la Force peut constituer une seconde prière conséquente.
Plus fondamentalement encore, il faut choisir quelle voix nous voulons suivre. Ce choix n'est pas aussi facile qu'il y paraît en raison des forces antagonistes entre les valeurs du monde et la sagesse de Dieu. Par contre, lorsque nous choisissons du plus profond de notre coeur la voix du Bon Pasteur, nous ne sommes pas laissé seul ; l'Esprit-Saint nous accompagne par les grâces qu'il faut pour nous transformer en douceur et en profondeur. Nous reconnaissons que nous choisissons la bonne voix par la paix qu'elle procure comme fruit.

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Pistes de réflexion
À la lumière de ce que nous révèle, à chacun, chacune de nous, cette Parole, ici, aujourd'hui ? Je choisis un ou plusieurs des points ci-après.
- Est-ce que je prends du temps pour m'intérioriser, dans le silence et la solitude ?
- Lorsque je prie, est-ce que je prends le temps de me prédisposer pour entrer en moi-même ?
- Comment je vis mes moments d'intériorité : en parlant intérieurement constamment, ou en favorisant un moment de silence suffisamment profond pour que je puisse écouter la voix du Bon Berger, ce que l'Esprit-Saint veut me dire ?
- Suis-je prêt à choisir la voix que je veux suivre ?
- Est-ce que je porte cette conviction que le Bon Berger me conduit là où est la vie pour moi ? Et est-ce que je suis prêt à me laisser conduire ?
- Est-ce que je prends le temps de rendre grâce à Dieu, de reconnaître son amour pour moi et lui dire, par une lecture spirituelle de ma vie : " Car éternel est ton amour ! ".
Je rends grâce à Dieu pour son infinie miséricorde et son amour inconditionnel.
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Lecture d'appoint suggérée
ENTRE JEUDI ET DIMANCHE
Raphaël Pirro
Sous forme de pièce de théâtre, les jours de la Passion de Jésus, tels qu'ils ont pu être vécus par Lazare, Marie-Madeleine, les apôtres... Raphaël Pirro a su capter et transmettre ce souffle intérieur qui nous fait passer de l'état de spectateur passif à la dynamique d'acteur dans la Passion de Jésus, et cela avec des touches progressives qui permettent à chacun d'avancer avec ses résistances, ses doutes, ses propres chemins de sens et de foi.
15 x 20,5 cm - 160 p. - 2-89129-323-1
17,95$ - 105FF - 16,01 euros
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ENTRE JEUDI ET DIMANCHE
Raphaël Pirro
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ACTE 3 - SCÈNE 9
(Extrait de Entre jeudi et dimanche, de Raphaël Pirro, p. 90-94.
Copyright Éditions Anne Sigier. Reproduction interdite.)
Pierre - Thomas - Lazare - Matthieu - Philippe - Marc
Pierre, à Thomas, suivant d'un regard compatissant les compagnons qui s'éloignent:
-- Les pauvres!... La condamnation de notre Maître a jeté dans leurs esprits le désarroi. Je vous demande donc d'être plus circonspects!
Thomas:
-- Nous tous, Pierre, sommes ébranlés..., mais cela ne doit pas nous empêcher de réfléchir.
Philippe:
-- Je te connais bien, Thomas, et tu n'as pas besoin être circonspect avec moi... Mais vous, Lazare, vous n'avez pas encore dit ce qui est arrivé à notre Maître après la condamnation prononcée par le sanhédrin.
Lazare:
-- Eh bien! Caïphe et sa clique, sachant qu'ils ne pouvaient pas exécuter leur sentence de mort, ont décidé de livrer Jésus au gouverneur romain comme un agitateur politique. La forteresse Antonia, quartier général du gouverneur, étant à proximité du Temple, cela a pris peu de temps.
Philippe:
-- Et le gouverneur a acquiescé à leur requête? Facilement? Je ne le crois pas.
Lazare:
-- Bien sûr que non. Ponce Pilate méprise les Juifs, surtout les grands prêtres et le sanhédrin. D'ailleurs, sa femme, une amie de la mère de Marc, l'avait mis en garde.
Marc:
-- Oui, maman a rencontré la femme du gouverneur hier soir, et de nouveau tôt ce matin. Maman m'a dit que la pauvre dame Claudia a fait un cauchemar toute la nuit et qu'elle avait supplié son mari Pilate de ne pas condamner cet homme juste.
Lazare:
-- Ponce Pilate n'est pas méchant, mais il a peur d'être dénoncé à Rome...
Philippe:
-- Dénoncé par Hérode, bien entendu! On sait que le roi Hérode se livre à des intrigues contre lui à la cour de l'empereur Tibère.
Lazare:
-- Alors, quand Pilate a su que Jésus venait de la Galilée et qu'il relevait de l'autorité d'Hérode, il l'a envoyé à Hérode... Marc, je t'ai vu, ce matin, à la cour d'Hérode avec tes parents. Dis-nous ce que tu as vu.
Marc:
-- Le roi Hérode, qui, comme dit ma mère, ne connaît ni Dieu ni diable, s'est réjoui en voyant Jésus. Depuis longtemps, il désirait le voir à cause de ce qu'il entendait dire de lui. Il espérait le voir faire quelque miracle. Il lui a posé beaucoup de questions, mais Jésus est resté muet tout le temps. C'était une grande déception pour Hérode, mais il s'est vengé en traitant Jésus comme un fou, en tournant ça à la blague..., une blague que le gouverneur lui aurait jouée. Ainsi, il a commencé à rire aux éclats et toute la cour s'est mise à rire avec lui... Enfin, il a fait revêtir Jésus d'un manteau rouge, comme un roi, et l'a renvoyé à Pilate...
Philippe:
-- Ainsi, le roi Hérode et le gouverneur Ponce Pilate se sont amusés aux dépens de Jésus!
Thomas:
-- Pilate aussi.
Lazare:
-- Pilate ne voulait pas condamner Jésus. Plusieurs fois, il a dit aux chefs religieux: «Je ne trouve en lui aucun motif de le condamner.» Il a essayé divers subterfuges pour le relâcher: il l'a fait flageller et l'a montré sanguinolent à la foule en croyant pousser cette foule à la compassion. Il a proposé une amnistie pour la Pâque, en offrant à la foule le choix entre Jésus et le bandit Barabbas, mais en vain. La foule, un ramassis de prêtres fanatiques, de changeurs de monnaie, de laquais et de marchands du Temple, à l'incitation des grands prêtres, a préféré la libération du bandit Barabbas et s'est mise à crier de plus en plus fort: «Crucifie-le, crucifie-le»...
Pierre, en se tirant les poils de la barbe:
-- Quelle horreur!
Thomas, Philippe et Matthieu:
-- Incroyable!
Marc cache sa tête entre les bras de Lazare, qui maîtrise à grand-peine son émotion.
Lazare:
-- Pilate est un faible. Il a commencé à céder quand il est sorti du prétoire pour parler aux grands prêtres: ceux-ci refusaient d'y entrer pour ne pas se souiller...
Philippe (en ricanant):
-- Ne pas se souiller! Les scrupuleux! De vrais sépulcres blanchis, comme les a bien définis Jésus...
Lazare:
-- Pilate a pris peur quand la foule s'est mise à crier: «Si tu relâches cet homme, tu n'es pas ami de César!»
Philippe:
-- Incroyable! Les Juifs qui crient cela à l'autorité romaine!
Lazare:
-- Et ainsi, Ponce Pilate s'est décidé à faire crucifier Jésus sous l'accusation de s'être proclamé «roi des Juifs». Il s'est moqué d'eux!...
Finalement, il éclate en sanglots...
L'exécution se fait au moment même où je vous parle...
Matthieu:
-- Ainsi s'accomplit la vengeance de Caïphe et de sa clique contre Jésus qui, selon eux, aurait mis le Temple en danger. Eux qui, au nom de Dieu, veulent régir notre vie, ils sont prêts à collaborer avec les occupants romains pour protéger leurs sacrés intérêts...
Thomas:
-- C'est pour cela qu'ils veulent la bonne entente; «pas d'histoires» avec des agitateurs qui se disent Messies ou rois d'Israël, et qui sèment la discorde. Mais dans le cas de Jésus, ils n'ont rien compris...
Lazare:
-- Ainsi, comme disait tout à l'heure Marie-Madeleine: «En faisant crucifier Jésus comme un vulgaire agitateur politique, ils lui ont volé sa mort d'envoyé de Dieu.» C'est cela qui me fait le plus mal.
Un très fort orage explose: violentes rafales de vent, foudre et fracas de tonnerre. Le jeune Marc, pris de panique, se jette dans les bras de Pierre qui le porte dans la maison.
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| Un remerciement particulier à Madame Anne Sigier qui nous permet de vous offrir les informations qui suivent. Pour visiter son site:
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