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Date de mise à jour: 30 mars 2003
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La Parole, lumière de vie
4e dimanche du carême, année B
« Comme Moïse éleva le serpent dans le désert. »
30 mars 2003
Extraits de la Parole
« Comme Moïse éleva le serpent dans le désert. »
« Ainsi faut-il que soit élevé le Fils de l'homme, afin que quiconque croit ait par lui la vie éternelle. »
« (...) mais celui qui fait la vérité vient à la lumière, afin que soit manifesté
que ses oeuvres sont faites en Dieu. »
[ Jean3, 14-21 ]
Introduction
Ces quatre premiers dimanches du Carême sont comme des marches qu'il faut à tout prix gravir pour élever notre coeur vers Dieu. C'est un peu comme des premiers pas que nous avons à poser, avec la grâce de Dieu bien sûr ; quelques marches pour escalader la " Montagne de Sion ".
- La première marche est la traversée du désert. Nous avions à amorcer une démarche de purification et de préparation pour entrer en relation avec Dieu.
- La seconde marche est la Transfiguration. Nous avons été interpellés sur notre baptême et sur notre mission personnelle comme chrétienne, chrétien. Nous avions à dire OUI ou NON au projet du Père déposé en nous.
- La troisième va encore un peu plus loin. Nous étions interpellés à faire le ménage dans notre c¦ur afin de le libérer de tout ce qui nous éloigne de Dieu, de tout ce qui alourdit notre c¦ur et qui nous empêche de nous tourner résolument vers Dieu. Nous prenions conscience que notre c¦ur était partagé entre les folies de notre monde et la Sagesse de Dieu.
- La quatrième, celle d'aujourd'hui, nous rappelle la Miséricorde de Dieu lorsque nous nous tournons vers Lui. Nous prenons conscience du don Rédempteur du Christ en notre faveur et que Dieu veut notre salut et non pas notre perte.
Contexte
Il est important de situer au départ le " serpent élevé dans le désert par Moïse ".
Le peuple de Dieu s'était éloigné des voies de Dieu. Un fléau de serpents brûlants s'abattit sur ce peuple au coeur endurci, mais les hébreux revinrent à Dieu.
Comme signe tangible de réconciliation, Dieu ordonna à Moïse d'élever un serpent de cuivre [ métal de la région ] et, en regardant ce serpent, les victimes d'une morsure mortelle d'un serpent étaient guéries.
[Nombres21, 4-9]
Dans l'Évangile de ce dimanche, Jésus fait le parallèle entre lui et ce serpent :
" Comme Moïse éleva le serpent dans le désert, ainsi faut-il que soit élevé le Fils de l'homme, afin que quiconque croit ait par lui la vie éternelle. ".
[ Jean 3, 14-15 ]
Ce que dit la Parole
Comment comprendre ce parallèle avec le serpent de bronze élevé par Moïse et que veut nous dire Jésus par Jean ?
Dans un premier temps, il faut comprendre qu'en élevant un serpent de cuivre, c'était la représentation de la source de la blessure mortelle, donc de la mort, qui était fixée au gibet. Toutefois, c'est par la grâce et l'amour de Dieu que les victimes étaient sauvées. Encore fallait-il lever un regard de foi.
Nous découvrons, à la lumière de l'Évangile d'aujourd'hui, que le serpent de cuivre était une préfiguration de la mort du Christ sur la croix. En effet, le Christ fut cloué sur la croix pour clouer à la croix le vieil Adam, pour ressusciter à la vie en Dieu. Ce même Adam qui troqua la Vie Éternelle pour la vie illusoire du Serpent.
« (...) comprenons-le, notre vieil homme a été crucifié avec lui, pour que fût réduit à l'impuissance ce corps de péché, afin que nous cessions d'être asservis au péché. Car celui qui est mort est affranchi du péché.
Mais si nous sommes morts avec le Christ, nous croyons que nous vivons aussi avec lui, sachant que le Christ une fois ressuscité des morts ne meurt plus, que la mort n'exerce plus de pouvoir sur lui. Sa mort fut une mort au péché, une fois pour toutes ; mais sa vie est une vie à Dieu. Et vous de même, considérez que vous êtes morts au péché et vivants à Dieu dans le Christ Jésus.»
[ Romains 6, 6-11 ]
Pistes de réflexion pour nous ici, aujourd'hui, là où sont nos deux pieds
Ceci étant dit, il est maintenant plus facile de comprendre le message de Jésus pour nous. Ce message, laissons l,'Esprit-Saint nous l'inspirer ; écoutons notre voix intérieure et laissons monter en nous les réponses aux pistes de réflexion proposées ci-après :
- Dieu nous sauve de la mort ; jusqu'à quel point en suis-je consciente, conscient ?
- Dieu nous sauve par amour et non pas par notre propre mérite ; je prends quelques instants d'intériorité pour en prendre conscience.
- La seule contribution qui nous est demandée est de lever un regard de foi vers le Christ :
- comment je vis ma foi au Christ ?
- Est-ce que je me contente de dire que Jésus a existé comme homme historique, ou ma vie est-elle transformée pour rendre cohérentes ma vie et ma foi en Lui ?
- Nous sommes toujours libre d'accepter cette lumière ou de la rejeter :
- l'accepter c'est accueillir la vie éternelle en nous , dès maintenant, et grandir dans cette lumière jusqu'à sa révélation complète lors de la résurrection dans le Christ.
- C'est par amour que Dieu me laisse libre de l'aimer ; comment je vis cette liberté ?
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Lecture d'appoint suggérée
AU PLAISIR DE CROIRE
Albert Rouet
L'amour, la mort, la foi, le doute, la violence, l'absurde..., tels sont quelques-uns des thèmes abordés dans ce livre. Ce n'est pas un essai, ce sont encore moins des Mémoires.
C'est une fresque, une réflexion proche de l'homme, presque intimiste.
Ce livre rejoindra toute personne fatiguée par les discours soi-disant religieux ou moralisateurs, par tout ce qui sonne faux et qui s'éloigne de la petitesse et du vrai.
14 x 21,5 cm - 254 p. - 2-89129-213-8
3,00$ - 2,50 euros
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| Un remerciement particulier à Madame Anne Sigier qui nous permet de vous offrir les informations qui suivent. Pour visiter son site:
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